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ABC : observons les espèces qui nous entourent ! #9

Au programme cette semaine, dans le cadre du projet "Atlas de la biodiversité communale", une nouvelle espèce présente sur notre commune : Le Coucou gris dont le nom scientifique (latin) est  Cuculus canorus.

« Cou-cou, cou-cou » : avec son chant reconnaissable entre tous, il annonce le printemps dans la forêt. Et c’est un oiseau de bon augure : selon un dicton, qui l’entendait avec une pièce de monnaie dans la poche aurait de l’argent toute l’année.
Le Coucou gris est un migrateur. Il arrive sur son site de reproduction à partir de la mi-mars, plus souvent début avril, lorsque les feuilles commencent à pousser

Spécificité : Le Coucou est un parasite strict, c’est-à-dire qu’il pond toujours dans un nid qu’il n’a pas construit, qu’il ne couve jamais ses œufs lui-même et laisse toujours à d’autres oiseaux le soin d’élever ses petits.Il fait partie du 1% des 10 000 espèces d’oiseaux du monde à ne pas fonder ce qu’on peut appeler une famille.

Identification : Le Coucou gris est un oiseau élancé de taille moyenne (33cm). La queue est longue et étagée, les ailes pointues. Posé, il laisse souvent pendre ses ailes et lève la queue.
Le mâle adulte a le dessus, la tête et la poitrine bleu-gris. Le dessous est barré de sombre, le ventre est blanc. L’iris, le cercle orbitaire, la racine du bec et les pieds sont jaunes.
La femelle adulte peut avoir 2 formes. L’une grise, comme le mâle, mais de près elle possède une nuance ocre roussâtre à la poitrine partiellement barrée. L’autre brune (peu commune), brun-roux dessus et à la poitrine, souvent avec tout le plumage barrée de sombre.

Alimentation : Insectivore, le Coucou gris se nourrit de toutes sortes d’insectes, y compris coléoptères, libellules et criquets, de larves, de vers, de limaces et surtout de chenilles. Les chenilles velues comme les processionnaires sont en effet sa nourriture de prédilection. Alors que ces chenilles sont dédaignées par beaucoup d’autres oiseaux en raison de leur toison urticante, le Coucou, lui, s’en délecte. Il laisse les poils de ces chenilles se planter dans sa membrane stomacale et la couvrir en lui donnant l’aspect d’une fourrure, jusqu’à ce qu’une mue la renouvelle.
En plus de cette nourriture habituelle, la femelle, lorsqu’elle pond, ingurgite un ou plusieurs œufs qu’elle prélève dans les nids qu’elle parasite.

Peut-être l'avez-vous déjà observé ?
Dans ce cas, n'hésitez pas à partager en photo 📷 en commentaires vos observations 👀et à les enregistrer sur la plateforme collaborative GeoNat'îdF, ouverte à tous: 
https://geonature.arb-idf.fr/geonature/#/login?next=https:%2F%2Fgeonature.arb-idf.fr%2Fgeonature%2F
Cet outil de saisie permet à chaque citoyen qui le souhaite, de contribuer à enrichir la connaissance sur la région Ile de France.

Vous ne l'avez pas encore croisé? Mais peut-être l'avez vous entendu?
Alors ouvrez l’œil ! et tendez l'oreille!
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A la semaine prochaine pour une nouvelle espèce