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Entrée station : 💡imaginer les besoins de demain

Entrée station : 💡 imaginer les besoins de demain

Mardi 18 août, une grande matinée de travail a été consacrée en mairie au projet d’aménagement de l’entrée de La Rosière. Autour du cabinet ABAMO, en présentiel ou visioconférence, élus, services, responsables des structures concernées ainsi que plusieurs personnes sollicitées pour leur connaissance de la station et de ses activités se sont réunis pour poser les premières bases du contenu de ce projet majeur et se projeter collectivement sur les besoins de La Rosière de demain.
À l’issue d’une mise en concurrence, la Mairie a retenu le cabinet ABAMO & CO pour l’accompagner dans les phases de programmation du projet, puis dans la mise en concurrence qui permettra de désigner la maîtrise d’œuvre chargée de sa conception. Basée au Bourget-du-Lac, cette société d’ingénierie spécialisée dans le conseil et le management de projets immobiliers accompagne des maîtres d’ouvrage publics et privés dans le développement et la réalisation de leurs opérations.
Les grands principes d’implantation permettent déjà de dessiner les contours de cette future entrée de station. Sur l’emplacement de l’actuel parking aérien de l’entrée station, le principe envisagé est celui d’un parking couvert surmonté d’un complexe sportif. Sur le secteur des actuels services techniques, la partie aval accueillerait un garage à bus, permettant ainsi de réutiliser les fondations spéciales sur pieux réalisées l’an passé pour le projet d’extension des services techniques sur cet emplacement, projet depuis abandonné et repositionné. Ce garage serait surmonté de logements puis d’une toiture-terrasse destinée à constituer la cour de l’école, tandis que l’école et le pôle petite enfance prendraient place en lieu et place des bâtiments actuels des services techniques. Le programme prévoit également la création d’unités de logements, dont le positionnement et la fonctionnalité restent à préciser, ainsi qu’une nouvelle chapelle, connectée à la liaison piétonne, juste à l’amont des services techniques actuels. Ces grandes orientations constituent le cadre de travail à partir duquel doivent désormais être précisés les besoins, les surfaces, les fonctionnalités et l’organisation des différents équipements.
Avant même d’entrer dans leur détail, les échanges ont débuté par une réflexion sur l’identité de La Rosière et sur la manière d’imaginer une entrée de station capable de répondre aux usages des prochaines décennies.

Pour Monsieur le maire Jacky ARPIN, l’enjeu est précisément de ne pas construire uniquement pour les besoins d’aujourd’hui : « Il faut aller vers ce dont on aura besoin dans 30 ans. » Une vision qu’il a complétée par une autre conviction forte : « Ce qui est important si on veut gagner, c’est de créer le besoin. Imaginer et créer le besoin de demain. »
Les premiers ateliers ont ensuite porté sur l’école et la petite enfance. Aux côtés des responsables de l’école et de la crèche, les participants ont évoqué l’évolution des effectifs, l’organisation des espaces, la modularité des locaux et la possibilité de mutualiser certains équipements afin de répondre aux besoins futurs sans simplement reproduire l’existant.

Jacky ARPIN a notamment rappelé l’ambition portée par la Municipalité : « Dans les deux ou trois prochains mois, on doit définir l’école qu’on veut. » L’objectif est d’imaginer une école moderne, donnant toute sa place à la pratique sportive et aux espaces de vie. « Il faut investir pour nos enfants, pour qu’ils puissent pratiquer du sport et grandir dans un cadre agréable. » Mais l’enjeu dépasse aussi celui des équipements : faire de l’école un véritable facteur d’attractivité pour de nouvelles familles. « Si on veut être attractif, il faut que les familles disent : “Waouh, l’école de La Rosière !” »

La réflexion s’est poursuivie autour du futur complexe sportif, en présence notamment de représentants du monde sportif et de l’Office de Tourisme. Salle multisports, espace de musculation, trampoline, activités intérieures et extérieures, espaces modulables, accueil d’équipes ou d’événements : de nombreuses pistes ont été mises sur la table pour alimenter le travail du programmiste, sans préjuger à ce stade des futurs arbitrages.
Là encore, Monsieur le maire a insisté sur la nécessité de concevoir des espaces évolutifs et intelligemment dimensionnés : « Ce qui va donner le tempo, ce sont les mètres carrés et le budget. Il faut que chaque zone soit multiusage. Il faut investir intelligemment. »

La dernière séquence de travail a été consacrée aux mobilités et au stationnement, autres composantes majeures de cette future entrée de station. Organisation des flux de véhicules, stationnement dans le Centre, accueil des véhicules à la journée et des saisonniers, bus et navettes, dépose des bagages ou encore fonctionnement des déplacements entre le Centre et Les Eucherts ont notamment nourri les échanges.
Une première hypothèse de travail autour de 500 places de stationnement couvertes a été évoquée afin de permettre à ABAMO d’en mesurer les conséquences techniques et financières. Il ne s’agit pas, à ce stade, d’un dimensionnement définitivement arrêté, mais bien d’une base de travail destinée à nourrir les différents scénarios.
Au-delà des équipements eux-mêmes, cette matinée a surtout permis de faire émerger une réflexion plus globale sur ce que pourrait devenir demain cette véritable porte d’entrée de La Rosière : un lieu d’accueil et d’orientation, mais aussi potentiellement un espace de vie, de services et de découverte de la montagne, assurant une meilleure articulation entre le Centre et Les Eucherts.

Merci à toutes les personnes extérieures qui ont accepté de donner bénévolement de leur temps pour participer à cette matinée et apporter leur connaissance de la station, leurs expériences et leurs idées aux réflexions.
Cette matinée du 18 août constitue ainsi une première étape du travail de programmation. À partir des besoins exprimés et des nombreuses pistes évoquées, ABAMO va désormais poursuivre son travail afin de les traduire progressivement en scénarios, qui serviront ensuite de base aux futurs choix et arbitrages des élus.