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Elie vedel , le 15 avril

Une petite retrospective de Elie Vedel.
Une mini expo se tient la médiathèque jusqu'au 26 avril.
Mars 1943
Élie Vedel emprunte le vélo de son père pour se rendre à Marseille. Le motif de ce départ reste inconnu.
Où a-t-il été arrêté ? Quand ? Pour quelle raison ? Ces questions demeurent sans réponse.
5 juin 1943
Élie est envoyé, avec d’autres prisonniers, au camp de rassemblement de Compiègne-Royallieu, dans l’Oise. Il y est enregistré sous le numéro 15 516.
25 juin 1943
Élie fait partie d’un convoi de près de 1 000 hommes à destination du camp de concentration de Buchenwald, en Thuringe. Le voyage dure 48 heures.
27 juin 1943
Élie arrive au camp de Buchenwald, où il reçoit le matricule 1 476 et est affecté au block 10. Il y restera plus de six mois.
Entre juin 1943 et août 1944, dix convois y acheminent plus de 13 000 prisonniers.
Au total, le nombre de Français déportés à Buchenwald est estimé à 25 000.
22 janvier 1944
Élie est transféré au tunnel de Dora, où il reçoit le matricule 14 767.
Le camp de Dora, également appelé Nordhausen-Dora, est un camp de concentration nazi créé en août 1943 comme dépendance de Buchenwald, destiné à la fabrication des missiles V2.
12 juillet 1944
Élie est envoyé au kommando d’Ellrich, où les conditions d’hygiène et d’alimentation sont inexistantes et épouvantables. Il est affecté au « B11 », un chantier souterrain situé à l’est du tunnel de Dora.
15 avril 1945
Élie se trouve au camp de Bergen-Belsen le jour de sa libération par les forces britanniques.
Il fait partie des milliers de déportés, survivants des marches forcées depuis Dora, pris en charge dans ce camp.
Épuisés et malades, nombreux sont ceux qui décèdent après la libération.
Élie disparaît à Bergen-Belsen entre le 19 avril et le 1er mai 1945. Il est officiellement déclaré décédé à Bergen-Belsen le 15 avril 1945.
Pour contenir l’épidémie de typhus qui ravage le camp à la libération, les autorités britanniques décident de le détruire.
Le 21 mai 1945, le colonel Bird, commandant du camp, donne l’ordre de brûler ce qu’il en reste.
Une salve de fusils est tirée en hommage aux déportés disparus.