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Nos forêts ; leur gestion, les plantations, article, photos.

Bonjour à tous et tous,
Quelques photos des derniers abattages, des plantations nouvelles en montagne et en forêt et article publié dans le journal communal de janvier 2026.

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Les forêts constituent une ressource multifonctionnelle que l’on ne présente plus, un « musée vert », une pratique socio-culturelle à mi-chemin entre un usage « contemplatif » (exploration, rêverie, inspiration) et un usage « instrumental » (sport, chasse, cueillette, pique-nique) décrite par Bernard KALAORA (Radiographie du loisir en forêt - Eyrolles, 2000), mais aussi un écosystème complexe utile à toutes les formes de vie, une ressource financière et, aussi, un risque permanent.
Représentant de la commune, responsable de la sécurité civile, maître d’ouvrage, l’élu forestier assure de nombreuses missions.
Il joue également un rôle de médiation afin de favoriser le dialogue entre tous les acteurs impliqués et de sensibiliser les habitants du territoire aux enjeux de la forêt et du bois, de son intérêt comme de ses dangers, (feu, chute).
Nous, commune de Groslée-Saint-Benoit, gérons trois forêts au sens cadastral ; deux forêts communales en feuillus et résineux, 147 ha pour Groslée et 167 ha pour Saint Benoît et une « section » en forêt d’Evieu la Sauge, 47 ha de chênes essentiellement.
Nous les gérons avec l’aide de l’Office National des Forêts et de leurs techniciens au travers des plans de gestion de 18 ans validés en Préfecture.

Dans un contexte d’évolution climatique et de « périls » sanitaires qui remettent en cause les modèles connus et éprouvés, la gestion des forêts est aujourd’hui questionnée :
- en montagne les plantations d’épicéas des années 1980 ont dû souvent être exploitées à mi- croissance, en bois secs
- en plaine, le renouvellement naturel se heurte à l’appétit des cervidés et à l’oïdium. Il est nécessaire de replanter, de protéger et rien n’est jamais gagné sur les vingt premières années de ces régénérations
- la question des essences à introduire pour être adaptées dans les décennies prochaines est centrale.
À la recherche d’une logique d’implantation territoriale vertueuses de nombreuses expérimentations sont en tests ; mélange de feuillus et de résineux, tests de nouveaux sujets, fonction des terrains, de l’altitude des climats actuels et avenirs, bref un laboratoire à ciel ouvert !
Dans ce contexte d’attaques sanitaires, de non renouvellement naturel, de pression exercée par la faune et d’incertitudes le secteur forêt peine à être rentable, et pourtant son entretien, son devenir même, est primordial.
Pour cela nous investissons en plantation pour aider la nature, et en protection, en montagne comme en plaine.

À titre d’exemple, nous aurons replanté cette année plus de 800 chênes, pédonculés et sessiles,
des cèdres, des érables et des mélèzes dernièrement en montagne.
Dans le cadre de la réduction du déséquilibre forêt-gibier nous travaillons avec les instances locales, administratives et fédérales de la chasse et les gestionnaires sylvicoles et forestiers. La méthode de suivi dite « BROSSIER PALLU » du nom de ses inventeurs est appliquée, elle permet au-delà du suivi quantique des dégâts un dialogue constructif sur les difficultés de chacun et les moyens d’optimisation de préservation de la forêt.

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Bonne réception.

M. le Maire.