ABC : observons les espèces qui nous entourent ! #3
Au programme cette semaine, dans le cadre du projet "Atlas de la biodiversité communale", une nouvelle espèce présente sur notre commune : la chouette hulotte (Strix aluco).
Chouette assez commune en France et en Europe, elle est présente dans les forêts, bois, parcs, bocage et grands jardins boisés. Elle recherche les feuillus âgés, notamment les vieux chênes, et vit souvent à proximité de l'homme, y compris en ville.
Mesurant entre 37 et 43 cm pour une envergure (ailes déployées) de 81 à 96 cm, elle pèse environ 410 grammes et peut vivre environ 10 ans dans la nature.
À la différence des hiboux, elle ne porte pas d'aigrette sur le dessus de sa tête. Son « masque facial » très typique, relativement plat et caractérisé par deux grands disques faciaux ronds et bien marqués en forme de « cœur », est un élément non négligeable d'identification de l'espèce. Le plumage est identique chez les deux sexes adultes. Il existe une forte variation de coloration entre les individus, sans distinction d’âge ni de sexe : forme grise ou forme brun-roux.
👉Elle est championne du camouflage tellement son plumage peut se confondre avec l'écorce des arbres.
La période d’activité débute généralement vingt minutes après le coucher du soleil. L’activité diurne est une exception et succède à une nuit fortement pluvieuse avec peu de proies. Habituellement, elle cesse toute activité une demi-heure avant le lever du soleil mais peut regagner son reposoir avant si la chasse a été très fructueuse. La chouette hulotte chasse surtout à l’affût, sur une branche latérale à 4-5 m de haut. Elle chasse rarement en vol.
👉 Elle est friande de mulots, musaraignes, souris, campagnols, rats, hérissons et autres rongeurs, voire de petits oiseaux.
😉 Comme beaucoup de rapace, son appétit gourmand en fait une alliée naturelle des agriculteurs.
Dans la journée, elle somnole, les yeux clos et la face contractée, dans un abri plus ou moins sombre (contre un tronc, dans une enfourchure à l’abri des feuilles, un conifère ou du lierre, une cavité d’un arbre, d’un mur ou d’un rocher, mais aussi sous des racines, sous un toit, dans un grenier, une grange ou une cheminée).
La chouette hulotte ne construit pas de nid à proprement parler, mais elle aménage légèrement une cavité existante en creusant une sorte de cuvette.
📢 La chouette « hulule ». Le mâle pousse un « hou-hou » sonore suivi par un « houu » plus long,
La femelle a un cri plus bref : une suite (généralement quatre) de « kwèk » aigus et sonores.
La Chouette hulotte est une espèce sédentaire qui défend son territoire, il est donc possible de l'entendre toute l'année.
⚠ Après avoir été considérées durant des siècles comme des oiseaux de mauvaise augure et systématiquement détruites, les chouettes sont aujourd’hui confrontées à de multiples dangers liés aux activités humaines : électrocution, emprisonnement dans des locaux dont elles ne trouvent pas la sortie ou dans les poteaux creux non obturés, empoisonnement, destruction des habitats, collisions routières...
Peut-être l'avez-vous déjà observée également?
Dans ce cas, n'hésitez pas à partager en photo 📷 en commentaires vos observations 👀et à les enregistrer sur la plateforme collaborative GeoNat'îdF, ouverte à tous:
https://geonature.arb-idf.fr/geonature/#/login?next=https:%2F%2Fgeonature.arb-idf.fr%2Fgeonature%2F
Cet outil de saisie permet à chaque citoyen qui le souhaite, de contribuer à enrichir la connaissance sur la région Ile de France.
Vous ne l'avez pas encore croisée?
Alors ouvrez l’œil ! ou à minima tendez-l'oreille !
A la semaine prochaine pour une nouvelle espèce
