Abbatiale de Saint-Martin-de-Boscherville
Point d’étape sur le diagnostic et les perspectives de restauration
Un travail initié depuis plusieurs années.
La préservation de notre abbatiale constitue un sujet majeur pour la commune. Au-delà des questions de restauration, les réflexions portent également sur la mise en œuvre réelle de son accessibilité.
Une première étude relative à l’accessibilité avait été réalisée à l’initiative du Département, depuis les jardins de l’abbaye. Cette démarche, bien qu’intéressante, n’a pas permis à elle seule de faire progresser concrètement le dossier.
Afin de disposer d’une vision globale et objective de l’état du monument, le Conseil municipal a décidé, en avril 2024, de s’engager dans une démarche complète de diagnostic. La mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage a été confiée au cabinet URBICONSEIL pour un montant de 5 100 € TTC. Cette mission visait notamment à préparer la consultation des équipes spécialisées et à accompagner la commune dans le suivi de l’opération.
Parallèlement, des investigations ont été menées en raison de dégradations constatées sur l’édifice et des risques ponctuels de chute de pierres.
Abbatiale de Saint-Martin-de-Boscherville : point d’étape sur le diagnostic et les perspectives de restauration
Un travail initié depuis plusieurs années.
La préservation de notre abbatiale constitue un sujet majeur pour la commune. Au-delà des questions de restauration, les réflexions portent également sur la mise en œuvre réelle de son accessibilité.
Une première étude relative à l’accessibilité avait été réalisée à l’initiative du Département, depuis les jardins de l’abbaye. Cette démarche, bien qu’intéressante, n’a pas permis à elle seule de faire progresser concrètement le dossier.
Afin de disposer d’une vision globale et objective de l’état du monument, le Conseil municipal a décidé, en avril 2024, de s’engager dans une démarche complète de diagnostic. La mission d’assistance à maîtrise d’ouvrage a été confiée au cabinet URBICONSEIL pour un montant de 5 100 € TTC. Cette mission visait notamment à préparer la consultation des équipes spécialisées et à accompagner la commune dans le suivi de l’opération.
Parallèlement, des investigations ont été menées en raison de dégradations constatées sur l’édifice et des risques ponctuels de chute de pierres.
À l'issue de l'appel d'offre, le Conseil municipal a retenu en février 2025 le cabinet Richard DUPLAT, Architecte en Chef des Monuments Historiques, afin de réaliser le diagnostic complet de l'abbatiale. Le montant de cette mission s'élève à 72 741,60 € TTC.
Une réunion de présentation le 22 juin 2026
Le lundi 22 juin 2026, Madame Marie LEROUX, Maire de Saint-Martin-de-Boscherville, et Monsieur Jean-Charles MASTROIENI, adjoint au Maire en charge de la culture et du patrimoine, ont eu le plaisir d’accueillir Monsieur Richard DUPLAT et son équipe afin qu'ils présentent les grandes orientations du diagnostic en cours de finalisation.
Compte tenu des fortes chaleurs et de l'épisode de canicule placé en vigilance rouge, cette réunion s'est tenue au sein même de l'abbatiale grâce à l'accueil bienveillant du Père Henri DELAVENNE, affectataire des lieux.
Étaient présents au titre du conseil municipal : Marie LEROUX, Frédéric BERLAND, Anaëlle TERNON, Fabrice MILLOZ, Jean-Charles MASTROIENI, Aldric OFFROY, Jacques HÉLIN, Stéphane MIGNOT et pour l’opposition Mesdames Béatrice BOIVIN et Sylvie SÉRAPHIN FONTAINE ainsi que de nombreux partenaires institutionnels appelés à accompagner les futures étapes du projet : région, DRAC, département notamment.
Les principaux constats du diagnostic
Après un rappel de l'histoire de l'abbatiale et de son évolution au fil des siècles, l'équipe de maîtrise d'œuvre a présenté les principaux désordres observés.
Les investigations mettent notamment en évidence :
• des fissures au niveau du massif occidental (entrée principale) liées à des phénomènes de tassement anciens ;
• des fissures observées dans certains escaliers ;
• des problèmes d'humidité et d'infiltration, particulièrement sur les parties nord de l'édifice ;
• la nécessité de protéger plusieurs décors peints présents dans les absidioles ;
• la nécessité d'améliorer durablement la gestion des eaux et de l'humidité autour du monument.
Les priorités identifiées
L'équipe de maîtrise d'œuvre considère que la première priorité doit être la conservation de l'édifice.
Les premières actions à envisager portent notamment sur :
• le traitement des infiltrations d'eau ;
• la protection des peintures et décors anciens ;
• la réalisation de sondages ciblés afin de mieux comprendre certains phénomènes structurels ;
• des études géotechniques complémentaires ;
• la mise en place d'instruments de mesure permettant de suivre l'évolution des fissures et des mouvements du bâtiment sur une période d'environ un an.
Ces études permettront de distinguer les désordres stabilisés de ceux qui continuent à évoluer.
Une restauration progressive
Compte tenu de la taille du chantier, il convient de poser les travaux dans le temps et de les adapter aux capacités financières des différents partenaires.
Parmi les interventions envisagées figurent notamment :
• l'assainissement des pieds de murs ;
• la création de dispositifs favorisant l'évacuation de l'humidité ;
• le renforcement de certaines liaisons structurelles ;
• la restauration des pierres dégradées par remplacement ponctuel et raisonné.
Comme cela a été rappelé durant la réunion, une partie importante de ces travaux sera peu visible du public mais essentielle à la préservation durable du monument.
La question de l'accessibilité
L'amélioration de l'accessibilité des personnes à mobilité réduite est un objectif principal partagé.
Plusieurs scénarios ont été étudiés :
• création d'une rampe sur le côté nord de l'entrée ;
• installation d'un équipement motorisé en extérieur ;
• création d'une rampe sur le côté sud du parvis ;
• mise en œuvre d'un système de marches escamotables associé à un dispositif motorisé sur l’escalier actuel ;
Aucune décision n'est arrêtée à ce stade.
Les différentes options seront examinées avec la Direction Régionale des Affaires Culturelles (DRAC), en tenant compte des contraintes patrimoniales, techniques, financières et de sécurité. Une place PMR va quoi qu’il en soit être créée à côté de l’entrée de l’abbatiale dans les semaines qui arrivent.
Sécurité du site
Plusieurs sujets liés à la sécurité ont été évoqués :
• protection contre les intrusions ;
• système d'alarme ;
• sécurité incendie ;
• dispositifs d'évacuation ;
• prise en compte des risques exceptionnels.
Ces questions feront partie intégrante de la réflexion globale sur l'avenir du monument.
Les prochaines étapes
Le diagnostic est actuellement en cours d'examen par la Direction Régionale des Affaires Culturelles.
Cette phase est indispensable pour permettre sa validation ou, le cas échéant, la demande de compléments techniques.
Dans ce contexte, la diffusion prématurée du document complet avant sa validation définitive ne serait ni pertinente ni respectueuse de la procédure engagée avec les services de l'État.
Lorsque l'audit sera définitivement validé, le Conseil municipal pourra déterminer les priorités d'intervention, les modalités de financement et le calendrier des futures opérations.
La municipalité reviendra naturellement vers les habitants afin de présenter les avancées puis les conclusions définitives du diagnostic et les choix qui seront proposés pour préserver et valoriser ce patrimoine exceptionnel transmis depuis près de neuf siècles.
