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🏃‍♂️♿ MDS Crazy Loops : premier bilan

🏃‍♂️ MDS Crazy Loops : premier bilan de cette deuxième édition
 
Trois jours placés sous le signe du dépassement de soi, du goût de l'aventure, de la solidarité et de la convivialité. Pour sa deuxième édition, les MDS Crazy Loops par Marathon des Sables ont une nouvelle fois fait de La Rosière le camp de base de près de 300 aventuriers venus partager bien plus qu'une simple course. Avec 236 concurrents engagés sur l'épreuve reine des 24 heures, 15 nationalités représentées, 52 % de femmes au départ, huit équipages handi et l'arrivée de nouveaux formats de 3, 6, 9 et 12 heures, l'événement franchit un nouveau cap tout en restant fidèle à son ADN : une aventure sportive et humaine ouverte à tous.

Sur le plan sportif, l'épreuve reine des 24 heures, le Français Sélim DETERPIGNY s'est imposé en bouclant 36 tours, soit 159,48 kilomètres et 6 336 mètres de dénivelé positif, améliorant d'une boucle le record établi l'an dernier par l'Italienne Francesca CANEPA.
« Il était venu pour battre le record. Il ne s'est jamais arrêté de la nuit et il est allé chercher un tour de plus. » précise Cyril GAUTHIER, le patron du Marathon des Sables.

Mais les Crazy Loops racontent bien plus qu'une performance. Ici, chacun vient vivre une aventure où se mêlent effort, rencontres et convivialité.
Au moment de lancer l'épreuve, Jacky ARPIN, Maire de Montvalezan, a rappelé ce qui fait, selon lui, la singularité de cette manifestation.
« Cette compétition est une compétition de mixité, et c'est ce qui fait sa force. La mixité crée le progrès. Ici, le sport pour tous n'est pas un discours, c'est une réalité. Sans racines, il n'y a pas de belles fleurs. Notre ambition est d'ancrer durablement les Crazy Loops à La Rosière et de les voir grandir sans jamais perdre les valeurs qui font leur identité. »
Pour Cyril GAUTHIER, cette deuxième édition marque un véritable changement d'échelle. L'objectif était de presque doubler le nombre de participants tout en conservant la même qualité d'organisation. Un pari réussi.
« Nous sommes passés d'un test à une véritable organisation. Avec près de 300 coureurs et huit équipes handi, nous avons constaté que les automatismes étaient désormais en place entre nos équipes, les services techniques de la mairie et l'Office de Tourisme. Les passerelles ont été créées. Aujourd'hui, nous pouvons déjà réfléchir à la phase suivante. »
Pour lui, la réussite de l'événement ne se résume pourtant pas à son organisation.
« La clé de La Rosière, au-delà des panoramas et du beau temps, c'est la simplicité, le côté vrai et l'humanité des personnes que nous rencontrons. Ici, chacun a envie que l'événement réussisse. Les services techniques, les élus, l'Office de Tourisme, notre partenaire Le Tout Poudre… tout le monde partage cette même envie. Les gens ne sont pas là pour accueillir une course parmi d'autres. Ça fait une différence colossale. »

L'inclusion demeure la véritable signature des Crazy Loops. Cette année, plusieurs équipages se sont même constitués via les réseaux sociaux avant de se rencontrer pour la première fois… à La Rosière.
« Les personnes en situation de handicap deviennent les leaders de leur équipe. Ce sont elles qui guident, qui donnent les consignes et qui emmènent les autres avec elles. Puis, après la course, les liens continuent d'exister. C'est exactement ce que nous voulions créer. Il n'y a pas seulement la course, il y a tout ce qui naît après. »
Avant de résumer, en une phrase, ce qui fait selon lui l'ADN de l'événement : « C'est un trail inclusif dans lequel tu partages. Et là, tout le monde s'est rendu compte qu'il n'y a quasiment pas un coureur qui n'a pas filé un coup de main, à un moment ou à un autre, à un équipage handi.  Beaucoup viennent d'abord découvrir l'événement. Puis ils se rendent compte qu'ils ont vécu bien plus qu'une course. "Ils sont venus faire une course inclusive, parfois sans même s'en rendre compte", résume Cyril GAUTHIER. »

Autre nouveauté de cette édition, les formats 3, 6, 9 et 12 heures ont permis à de nouveaux participants de découvrir l'univers des Crazy Loops avant, souvent, d'envisager les 24 heures.
« Beaucoup de participants sont repartis en disant : "J'ai pris trois heures, mais j'aurais pu en faire six." Ils viennent d'abord découvrir l'événement et vivent, parfois sans s'en rendre compte, une véritable course inclusive. Beaucoup reviendront ensuite tenter les 24 heures. »
Parmi eux figurait Lucile GUETTE, habitante de Montvalezan et bénéficiaire d'un dossard offert par la commune via Illiwap. Victorieuse sur le format 3 heures, elle a même choisi de boucler son dernier tour accompagnée de son chien, une scène qui a amusé les bénévoles comme les spectateurs et qui résumait parfaitement l'esprit des Crazy Loops. « J'ai vraiment adoré cette course. Tout le monde est bienvenu et chacun la vit à son rythme. On peut courir, marcher, faire des pauses… L'ambiance est incroyable, avec énormément de bienveillance et d'entraide entre les coureurs. Les équipes handi étaient impressionnantes, toujours avec le sourire malgré l'effort. Le mot d'ordre, c'était vraiment le dépassement de soi. J'ai même pu faire une boucle avec mon chien. Il a beaucoup amusé la galerie, mais cela reflétait parfaitement l'ambiance de la course : chaleureuse, simple et très bienveillante. »

Le rayonnement des Crazy Loops continue également de grandir. Avec 15 nationalités représentées, l'épreuve a notamment accueilli des participants venus de Finlande, des États-Unis, de Belgique, des Pays-Bas ou encore du Royaume-Uni.
« Un participant venu de Chicago m'a expliqué qu'il rêvait depuis longtemps de découvrir la France. Les Crazy Loops lui ont donné le prétexte idéal pour venir passer une semaine dans les Alpes. C'est exactement ce que nous voulons créer : faire découvrir La Rosière à travers une aventure sportive et humaine. »

Déjà tourné vers l'avenir, le Marathon des Sables imagine une troisième phase de développement avec davantage de participants, plus d'équipages handi et un ancrage toujours plus fort sur le territoire.
Avant de reprendre la route, Cyril GAUTHIER résumait finalement cette édition en quelques mots :
« Sur près de 300 coureurs, il y en a 298 ou 299 qui repartent heureux. Quand on voit ça, on se dit qu'on a réussi. À La Rosière, tout roule avec simplicité, avec humanité. Et ça donne déjà envie de revenir l'année prochaine. »

@Crédits photos : Marathon des Sables