La question de la semaine #136
La question de la semaine, votre format d’information hebdomadaire sur le compte Illiwap de la commune de Champagnier. Chaque semaine, retrouvez une brève sur une question qui nous est régulièrement posée.
Episode #136 : Pourquoi n’y a-t-il plus de sacs à crottes dans les distributeurs de la commune ?
C’est une question qui nous est régulièrement posée depuis quelques semaines. Les distributeurs de sacs pour déjections canines sont aujourd’hui vides et seront prochainement retirés de l’espace public.
Cette décision n’est pas prise pour remettre en cause la nécessité de ramasser les déjections de son chien, bien au contraire. Elle repose sur un constat : le dispositif mis en place depuis plusieurs années ne fonctionne pas de manière suffisamment efficace et peut même, dans certains cas, produire des effets contraires à l’objectif recherché.
Des distributeurs qui se vident très rapidement
Lorsque les distributeurs sont réapprovisionnés, nous constatons que certains usagers viennent récupérer un nombre très important de sacs, parfois plusieurs dizaines à la fois. Par opportunisme, pour constituer une réserve personnelle, ces prélèvements peuvent vider rapidement les distributeurs.
Cela signifie qu'un dispositif conçu pour permettre à chacun de disposer ponctuellement d’un sac en cas d’oubli ne peut pas garantir cette disponibilité en permanence.
Mais le principal problème est ailleurs.
Ramasser les déjections doit être un réflexe
Le fait de pouvoir trouver gratuitement un sac dans la rue a progressivement conduit certains propriétaires à compter sur la présence des distributeurs pour assurer le ramassage des déjections de leur chien.
Or, lorsque le distributeur est vide — ce qui arrive nécessairement entre deux réapprovisionnements — certains considèrent alors ne pas avoir à ramasser la déjection, au motif qu’ils n’ont pas de sac à disposition.
Ce raisonnement ne peut pas être accepté.
Promener son chien implique d’anticiper ses besoins et de disposer du matériel nécessaire pour ramasser ses déjections. Des rouleaux de sacs sont aujourd’hui très facilement accessibles, notamment dans les animaleries, les grandes surfaces et de nombreux commerces.
Prendre un rouleau avec soi avant de partir promener son chien permet surtout de faire du ramassage un réflexe systématique, indépendant de la présence d’un distributeur sur son parcours.
Un choix de responsabilisation
La commune fait donc le choix de ne plus assurer la mise à disposition de sacs dans l’espace public.
Il ne s’agit pas de dire que les déjections canines sont un problème individuel dont la collectivité ne devrait pas se préoccuper. Il s’agit de considérer que la responsabilité première appartient au propriétaire de l’animal.
Cette décision permet également de réinterroger l’utilisation de l’argent public : plutôt que de consacrer régulièrement du temps et des moyens au remplissage de distributeurs dont les sacs sont parfois prélevés en grande quantité et dont l’absence peut ensuite servir de justification à certains comportements, nous préférons concentrer nos efforts sur les actions qui ont un meilleur impact sur la propreté de la commune.
La grande majorité des propriétaires de chiens ramassent déjà les déjections de leur animal et nous les en remercions.
Le retrait des distributeurs ne change évidemment rien pour eux : ils continueront simplement à prendre leurs sacs avec eux, comme ils prennent leur laisse.
Et rappelons la règle : les déjections doivent être ramassées
La réglementation est claire : il est interdit de déposer ou d’abandonner des déjections sur la voie publique ou dans un lieu public. Le Code pénal classe cette infraction parmi les contraventions de 4e classe avec une amende forfaitaire de 135 €.
Au-delà de la sanction, c’est surtout une question de respect des autres habitants et de notre cadre de vie. Personne n’a à subir les déjections laissées sur un trottoir, devant son portail, dans un espace vert ou sur un chemin.
Un réflexe simple
À Champagnier, nous faisons donc le choix de responsabiliser les propriétaires plutôt que de maintenir un dispositif dont nous constatons les limites.
Avant de partir promener son chien : laisse, sacs… et le réflexe de ramasser.
Parce qu’une commune propre ne repose pas uniquement sur les équipements qu’elle met à disposition, mais aussi et surtout sur les comportements de chacun.
Rendez-vous la semaine prochaine pour la question de la semaine #137! 😉
Episode #136 : Pourquoi n’y a-t-il plus de sacs à crottes dans les distributeurs de la commune ?
C’est une question qui nous est régulièrement posée depuis quelques semaines. Les distributeurs de sacs pour déjections canines sont aujourd’hui vides et seront prochainement retirés de l’espace public.
Cette décision n’est pas prise pour remettre en cause la nécessité de ramasser les déjections de son chien, bien au contraire. Elle repose sur un constat : le dispositif mis en place depuis plusieurs années ne fonctionne pas de manière suffisamment efficace et peut même, dans certains cas, produire des effets contraires à l’objectif recherché.
Des distributeurs qui se vident très rapidement
Lorsque les distributeurs sont réapprovisionnés, nous constatons que certains usagers viennent récupérer un nombre très important de sacs, parfois plusieurs dizaines à la fois. Par opportunisme, pour constituer une réserve personnelle, ces prélèvements peuvent vider rapidement les distributeurs.
Cela signifie qu'un dispositif conçu pour permettre à chacun de disposer ponctuellement d’un sac en cas d’oubli ne peut pas garantir cette disponibilité en permanence.
Mais le principal problème est ailleurs.
Ramasser les déjections doit être un réflexe
Le fait de pouvoir trouver gratuitement un sac dans la rue a progressivement conduit certains propriétaires à compter sur la présence des distributeurs pour assurer le ramassage des déjections de leur chien.
Or, lorsque le distributeur est vide — ce qui arrive nécessairement entre deux réapprovisionnements — certains considèrent alors ne pas avoir à ramasser la déjection, au motif qu’ils n’ont pas de sac à disposition.
Ce raisonnement ne peut pas être accepté.
Promener son chien implique d’anticiper ses besoins et de disposer du matériel nécessaire pour ramasser ses déjections. Des rouleaux de sacs sont aujourd’hui très facilement accessibles, notamment dans les animaleries, les grandes surfaces et de nombreux commerces.
Prendre un rouleau avec soi avant de partir promener son chien permet surtout de faire du ramassage un réflexe systématique, indépendant de la présence d’un distributeur sur son parcours.
Un choix de responsabilisation
La commune fait donc le choix de ne plus assurer la mise à disposition de sacs dans l’espace public.
Il ne s’agit pas de dire que les déjections canines sont un problème individuel dont la collectivité ne devrait pas se préoccuper. Il s’agit de considérer que la responsabilité première appartient au propriétaire de l’animal.
Cette décision permet également de réinterroger l’utilisation de l’argent public : plutôt que de consacrer régulièrement du temps et des moyens au remplissage de distributeurs dont les sacs sont parfois prélevés en grande quantité et dont l’absence peut ensuite servir de justification à certains comportements, nous préférons concentrer nos efforts sur les actions qui ont un meilleur impact sur la propreté de la commune.
La grande majorité des propriétaires de chiens ramassent déjà les déjections de leur animal et nous les en remercions.
Le retrait des distributeurs ne change évidemment rien pour eux : ils continueront simplement à prendre leurs sacs avec eux, comme ils prennent leur laisse.
Et rappelons la règle : les déjections doivent être ramassées
La réglementation est claire : il est interdit de déposer ou d’abandonner des déjections sur la voie publique ou dans un lieu public. Le Code pénal classe cette infraction parmi les contraventions de 4e classe avec une amende forfaitaire de 135 €.
Au-delà de la sanction, c’est surtout une question de respect des autres habitants et de notre cadre de vie. Personne n’a à subir les déjections laissées sur un trottoir, devant son portail, dans un espace vert ou sur un chemin.
Un réflexe simple
À Champagnier, nous faisons donc le choix de responsabiliser les propriétaires plutôt que de maintenir un dispositif dont nous constatons les limites.
Avant de partir promener son chien : laisse, sacs… et le réflexe de ramasser.
Parce qu’une commune propre ne repose pas uniquement sur les équipements qu’elle met à disposition, mais aussi et surtout sur les comportements de chacun.
Rendez-vous la semaine prochaine pour la question de la semaine #137! 😉
