Un rassemblement Républicain
A l'appel du Maire, Frédéric SZABO, et du Conseil Municipal, près d'une centaine de Pennoises et de Pennois se sont réunis pour défendre la République, respecter nos institutions et préserver nos libertés.
Un moment solennel et de rassemblement pour défendre les valeurs qui fondent la Nation.
Discours républicain de Frédéric SZABO, Maire de La Penne-sur-Huveaune –
Défendre nos institutions, exiger la justice et respecter nos communes
Un moment solennel et de rassemblement pour défendre les valeurs qui fondent la Nation.
Discours républicain de Frédéric SZABO, Maire de La Penne-sur-Huveaune –
Défendre nos institutions, exiger la justice et respecter nos communes
Citoyennes, citoyens,
Si nous sommes réunis aujourd’hui, devant notre mairie, c’est pour défendre quelque chose qui nous dépasse tous : la République, ses institutions et les valeurs qui fondent notre Nation.
S’attaquer à Marianne, symbole de notre République, dégrader ou incendier des mairies, piliers de notre démocratie locale, c’est porter atteinte à ce qui nous rassemble.
J’apporte toute ma solidarité et mon soutien à M. Benoît Payan, maire de Marseille, face à l’attaque dont la mairie de Marseille a été la cible, ainsi qu’à l’ensemble des maires et des communes touchés.
Aubagne dévastée : est-ce normal ?
À M. Jean-Pierre Squillari, maire d’Aubagne, nous, Pennois, voulons dire avec force : nous sommes à vos côtés.
Car au-delà des bâtiments, c’est la démocratie à qui l'on s'attaque.
En saccageant Marianne, les casseurs ont porté atteinte à un symbole de notre République. En monopolisant l’attention médiatique par leurs violences, ils ont également détourné l’attention d’une mobilisation citoyenne légitime.
Mais je veux être clair : nous ne devons jamais confondre les casseurs avec les manifestants qui souhaitent légitimement faire entendre leur voix, notamment face à un coût de la vie devenu insupportable pour nombre de Français.
Le droit de manifester est une liberté fondamentale au cœur de notre démocratie. La violence ne doit jamais prendre le pas sur le débat public, pas plus que les dégradations ne doivent occulter les préoccupations légitimes de nos concitoyens.
La République doit être ferme face aux violences, mais elle doit aussi être juste envers ceux qui souffrent.
La justice doit être au cœur de notre République
Que signifie l’égalité républicaine si des familles travaillent sans parvenir à vivre dignement de leur salaire ? Que signifie la fraternité si certains de nos concitoyens ont le sentiment d’être abandonnés ? Que signifie la liberté si le coût du logement, de l’énergie et de l’alimentation empêche tant de personnes de vivre sereinement ?
Nous devons entendre cette colère et apporter des réponses concrètes.
La justice, ce n’est pas seulement sanctionner ceux qui commettent des dégradations. C’est aussi garantir que chacun soit traité équitablement, que l’argent public soit utilisé avec responsabilité et que les efforts demandés soient justement répartis.
La justice, c’est demander des comptes à ceux qui décident, quelle que soit leur fonction.
Et c’est précisément pour cela que nous devons également parler de la responsabilité de l’État.
La dette de l’État et les conséquences pour nos communes
La France porte une dette publique considérable. Cette dette engage notre avenir et celui des générations futures.
Mais je veux surtout parler de ses conséquences concrètes sur nos communes.
Soyons précis : la dette de l’État n’est pas celle des communes. Pourtant, lorsque l’État cherche à réduire son déficit, les dotations, les concours financiers et les règles de financement des collectivités deviennent des leviers de sa politique budgétaire.
Le mécanisme est simple : l’État cherche à maîtriser ses dépenses, les communes voient leurs ressources progresser moins vite que leurs charges, et les maires doivent ensuite faire des choix difficiles.
Car les dépenses locales, elles, ne disparaissent pas.
Il faut entretenir les écoles, rénover les bâtiments publics, réparer les routes, assurer le fonctionnement des équipements municipaux, soutenir les associations et maintenir les services de proximité.
Lorsque les dotations stagnent ou diminuent en valeur réelle, tandis que les dépenses augmentent, les marges de manœuvre des communes se réduisent.
Et que se passe-t-il alors ?
Des travaux sont reportés. Des projets sont retardés. Des équipements attendent leur rénovation. Des investissements pourtant nécessaires doivent parfois être différés.
Et si les recettes ne suffisent plus, les communes doivent rechercher d’autres ressources, réduire certaines dépenses ou examiner les possibilités fiscales dont elles disposent.
Au bout de la chaîne, ce sont les habitants qui ressentent les conséquences des choix budgétaires nationaux.
Voilà pourquoi nous devons poser une question simple : pourquoi les communes devraient-elles supporter les conséquences de décisions qu’elles n’ont pas prises ?
Les maires doivent gérer leurs budgets avec rigueur et rendre des comptes à leurs administrés. Ils doivent aussi respecter les règles qui leur imposent d’équilibrer leur budget.
L’État, lui, doit assumer sa responsabilité dans la maîtrise de ses déficits et de sa dette.
Je le dis clairement : nos communes ne doivent pas devenir la variable d’ajustement permanente des finances nationales.
Si l’État transfère une compétence, les moyens financiers doivent suivre. S’il impose de nouvelles obligations, leur coût doit être évalué et leur financement clarifié. Et s’il demande un effort supplémentaire aux collectivités, il doit en expliquer les conséquences.
On ne peut pas exiger toujours plus des communes tout en leur donnant une visibilité financière insuffisante pour préparer l’avenir.
La responsabilité budgétaire doit s’appliquer à tous, mais elle doit aussi être équitable.
Un État responsable et une démocratie plus proche des citoyens
Nous avons besoin d’un État qui assume ses responsabilités, maîtrise ses dépenses et respecte les collectivités territoriales.
Un État qui fasse confiance aux élus locaux, qui connaissent leur territoire et les besoins de leurs habitants.
Mais nous devons également nous interroger sur la concentration du pouvoir.
Trop de citoyens ont le sentiment que les décisions se prennent loin d’eux, loin des réalités quotidiennes, dans des institutions qui leur paraissent parfois inaccessibles.
Cette distance nourrit la défiance et affaiblit le lien démocratique.
La République ne doit pas donner le sentiment d’être réservée à une élite politique, administrative ou économique.
Le pouvoir doit rester au service du peuple, et non devenir un système fermé sur lui-même.
Nous avons besoin de davantage de transparence, de responsabilité et de proximité. Nous avons besoin d’élus qui rendent des comptes et de décisions publiques dont les conséquences sont clairement assumées.
C’est aussi dans cet esprit que nous devons ouvrir le débat sur le cumul des mandats.
La limitation du cumul des fonctions électives visait notamment à favoriser le renouvellement démocratique et à éviter la concentration des responsabilités. Mais nous devons aussi examiner ses effets sur le lien entre les élus, les territoires et les citoyens.
Comment garantir une représentation locale forte ? Comment éviter que la vie politique ne devienne une carrière déconnectée du terrain ? Comment mieux associer les citoyens aux décisions qui concernent leur quotidien ?
Ces questions méritent un véritable débat démocratique.
Nous devons rechercher un équilibre entre le renouvellement des responsables publics, l’expérience des élus et la proximité indispensable avec les habitants.
La politique ne doit jamais devenir une fin en soi. Elle doit rester un engagement au service de l’intérêt général.
Soutenir ceux qui protègent la République
Je veux également apporter mon soutien indéfectible à nos forces de sécurité et de secours.
Policiers, gendarmes, pompiers : vous êtes quotidiennement mobilisés pour protéger nos concitoyens, parfois au péril de votre propre sécurité.
Je vous adresse toute ma solidarité et mon respect.
Défendre la République, c’est défendre celles et ceux qui assurent la sécurité de tous, mais c’est aussi garantir que les libertés fondamentales soient respectées et que chacun puisse exprimer ses opinions dans le cadre de la loi.
Nous devons tenir ensemble ces exigences : l’ordre républicain, la liberté de manifester, la justice sociale et le respect de nos institutions.
Nous ne devons jamais opposer ceux qui défendent l’ordre public à ceux qui expriment pacifiquement leurs difficultés.
Nous devons distinguer la colère légitime de la violence illégitime.
Et nous devons faire en sorte que le débat démocratique reprenne toute sa place.
Retrouvons-nous autour de l’essentiel
Citoyennes, citoyens,
Au-delà de nos différences, nous partageons des valeurs essentielles : la liberté, l’égalité, la fraternité, la justice et le respect de la République.
Nous pouvons avoir des désaccords politiques. Nous pouvons défendre des idées différentes. C’est normal dans une démocratie.
Mais nous devons nous retrouver autour de l’essentiel : la défense de nos institutions, la protection de nos libertés et le respect de celles et ceux qui font vivre nos communes.
Nous voulons une République qui protège ses citoyens, qui respecte ses élus locaux, qui gère l’argent public avec responsabilité et qui ne laisse personne de côté.
Une République dans laquelle les décisions sont assumées par ceux qui les prennent.
Une République dans laquelle les communes disposent des moyens nécessaires pour accomplir leurs missions.
Une République dans laquelle la justice ne soit pas seulement un principe inscrit dans nos textes, mais une réalité vécue au quotidien.
Défendre la République, ce n’est pas seulement protéger ses symboles. C’est faire vivre ses valeurs, chaque jour, dans nos décisions et dans nos actes.
C’est pourquoi nous sommes ici aujourd’hui : pour dire notre attachement à la démocratie, notre solidarité envers les communes touchées et notre détermination à défendre une République juste, responsable et proche de ses citoyens.
Vive la République !
Vive la France !




