ABC : observons les espèces qui nous entourent ! #10
Au programme cette semaine, dans le cadre du projet "Atlas de la biodiversité communale", de nouvelles espèces présentes sur notre commune : les orchidées sauvages
14 espèces d’orchidées sauvages sont présentes sur le bassin de la Vesgre et ses affluents.
Les orchidées se reproduisent par fécondation croisée. Elles utilisent les insectes pour véhiculer le pollen de fleur en fleur. Pour attirer les insectes, elles recourent à diverses méthodes affinées depuis leur apparition sur terre il y a environ 20 ou 30 millions d’années.
Nous avons choisi de vous en présenter quatre :
1) Ophrys abeille (Ophrys apifera)
L'Ophrys se développe généralement en milieu sec et ensoleillé, dans des prairies ou pelouses calcaires, pauvres, non enrichies, soit toujours sur un substrat alcalin et drainant.
L'orchidée abeille (Ophrys apifera) fait partie de ces espèces d'orchidées terrestres qui peuvent, grâce à leur labelle, développer un mimétisme qui les fait se confondre avec les insectes femelles de différentes espèces pollinisatrices telles que l'abeille, la mouche, le bourdon, etc.
C'est de là que vient son nom vernaculaire
2) Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
Il se reconnaît tout d’abord à son inflorescence dense. Lorsque les premières fleurs, celles du bas, s’ouvrent, cette inflorescence ressemble à une pyramide, d’où son nom ; mais plus tard, elle prendra plutôt la forme d’un cône ou d’une cloche.
Cette plante ne possède pas de nectar... l'attraction des insectes qui la pollinisent est due à la beauté et à la sophistication de ses fleurs : colorées, parfumées, et dont la forme est particulièrement adaptée aux trompes de papillons !
3) Orchis pourpre (Orchis purpurea)
C'est une orchidée fréquemment rencontrée sur le bord des chemins, les talus et dans les sous bois. Elle se reconnaît facilement à son grand labelle taché de pourpre et à son casque.
L'humidité du sol est cruciale; l'orchis pourpre prospère dans un sol humide, bien drainé et riche en matière organique, mais un excès d'eau peut être préjudiciable.
Les abeilles domestiques ainsi que les coléoptères affectionnent ses fleurs.
4) Orchis bouc (Himantoglossum hircinum)
Il doit son nom à l'odeur peu sympathique qu'il dégage à son pic de floraison, qui pourrait séduire une chèvre en manque d'affection (Hircus est le «bouc» en latin...). En réalité, l'odeur est surtout chargée d'attirer les insectes qui assurent sa fécondation, une stratégie plus économique pour l'orchis que de se lancer dans la production de nectar.
Cette orchidée affectionne les prairies calcaires pauvres et sèches, baignées de lumière.
⚠Si elles sont très jolies, il est indispensable de laisser sur place les orchidées que vous aurez la chance de croiser au gré de vos balades. Les orchidées sauvages sont sensibles aux changement de milieux et ne sont pas faites pour la culture en pot.
Peut-être les avez-vous déjà observé ?
Dans ce cas, n'hésitez pas à partager en photo 📷 en commentaires vos observations 👀et à les enregistrer sur la plateforme collaborative GeoNat'îdF, ouverte à tous:
https://geonature.arb-idf.fr/geonature/#/login?next=https:%2F%2Fgeonature.arb-idf.fr%2Fgeonature%2F
Cet outil de saisie permet à chaque citoyen qui le souhaite, de contribuer à enrichir la connaissance sur la région Ile de France.
Vous ne l'avez pas encore croisé?
Alors ouvrez l’œil !
14 espèces d’orchidées sauvages sont présentes sur le bassin de la Vesgre et ses affluents.
Les orchidées se reproduisent par fécondation croisée. Elles utilisent les insectes pour véhiculer le pollen de fleur en fleur. Pour attirer les insectes, elles recourent à diverses méthodes affinées depuis leur apparition sur terre il y a environ 20 ou 30 millions d’années.
Nous avons choisi de vous en présenter quatre :
1) Ophrys abeille (Ophrys apifera)
L'Ophrys se développe généralement en milieu sec et ensoleillé, dans des prairies ou pelouses calcaires, pauvres, non enrichies, soit toujours sur un substrat alcalin et drainant.
L'orchidée abeille (Ophrys apifera) fait partie de ces espèces d'orchidées terrestres qui peuvent, grâce à leur labelle, développer un mimétisme qui les fait se confondre avec les insectes femelles de différentes espèces pollinisatrices telles que l'abeille, la mouche, le bourdon, etc.
C'est de là que vient son nom vernaculaire
2) Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
Il se reconnaît tout d’abord à son inflorescence dense. Lorsque les premières fleurs, celles du bas, s’ouvrent, cette inflorescence ressemble à une pyramide, d’où son nom ; mais plus tard, elle prendra plutôt la forme d’un cône ou d’une cloche.
Cette plante ne possède pas de nectar... l'attraction des insectes qui la pollinisent est due à la beauté et à la sophistication de ses fleurs : colorées, parfumées, et dont la forme est particulièrement adaptée aux trompes de papillons !
3) Orchis pourpre (Orchis purpurea)
C'est une orchidée fréquemment rencontrée sur le bord des chemins, les talus et dans les sous bois. Elle se reconnaît facilement à son grand labelle taché de pourpre et à son casque.
L'humidité du sol est cruciale; l'orchis pourpre prospère dans un sol humide, bien drainé et riche en matière organique, mais un excès d'eau peut être préjudiciable.
Les abeilles domestiques ainsi que les coléoptères affectionnent ses fleurs.
4) Orchis bouc (Himantoglossum hircinum)
Il doit son nom à l'odeur peu sympathique qu'il dégage à son pic de floraison, qui pourrait séduire une chèvre en manque d'affection (Hircus est le «bouc» en latin...). En réalité, l'odeur est surtout chargée d'attirer les insectes qui assurent sa fécondation, une stratégie plus économique pour l'orchis que de se lancer dans la production de nectar.
Cette orchidée affectionne les prairies calcaires pauvres et sèches, baignées de lumière.
⚠Si elles sont très jolies, il est indispensable de laisser sur place les orchidées que vous aurez la chance de croiser au gré de vos balades. Les orchidées sauvages sont sensibles aux changement de milieux et ne sont pas faites pour la culture en pot.
Peut-être les avez-vous déjà observé ?
Dans ce cas, n'hésitez pas à partager en photo 📷 en commentaires vos observations 👀et à les enregistrer sur la plateforme collaborative GeoNat'îdF, ouverte à tous:
https://geonature.arb-idf.fr/geonature/#/login?next=https:%2F%2Fgeonature.arb-idf.fr%2Fgeonature%2F
Cet outil de saisie permet à chaque citoyen qui le souhaite, de contribuer à enrichir la connaissance sur la région Ile de France.
Vous ne l'avez pas encore croisé?
Alors ouvrez l’œil !
