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Projet de parc agrivoltaïque : avis défavorable du conseil

Projet de parc agrivoltaïque : le Conseil municipal émet un avis DÉFAVORABLE

Réuni le vendredi 5 juin 2026, le Conseil municipal de Saint-Georges-de-la-Couée s'est prononcé à l'unanimité (11 voix sur 11) CONTRE le projet de parc agrivoltaïque envisagé sur notre commune.

De quoi s'agit-il ? D'un projet dit « agrivoltaïque » : l'installation de panneaux solaires couplée au maintien d'une activité agricole (un élevage d'ovins) sur le site. Dans sa version actuelle, il porte sur une emprise foncière d'environ 38 hectares, avec une surface couverte de panneaux d'environ 16 hectares, pour une puissance d'environ 12,7 MWc.

Soyons clairs : nous ne sommes pas opposés aux énergies renouvelables.
Bien au contraire. Dans le cadre de la loi sur les énergies renouvelables (loi APER), la commune avait fait un choix précis : favoriser l'installation de panneaux solaires sur les toitures des habitations et des bâtiments. Une énergie produite localement, qui bénéficie directement aux habitant.es et qui n'abîme ni nos paysages ni nos terres.
Le projet examiné, lui, est d'une tout autre nature : une centrale de plusieurs hectares en plein espace agricole et naturel, dont l'électricité serait injectée dans le réseau national, sans bénéfice direct pour les habitant.es de la commune.

Pourquoi un avis défavorable sur CE projet ?

Notre opposition repose sur des éléments concrets, dont plusieurs ont été soulevés par les services de l'État eux-mêmes :
• Un monument historique à proximité immédiate. L'implantation se situe dans le périmètre de protection d'un monument classé. L'accord de l'Architecte des Bâtiments de France n'est pas acquis, et l'État juge la recevabilité du projet « peu probable » à ce titre.
• Des zones humides étendues. Près de 37 % de la zone d'implantation est constituée de zones humides protégées par la loi sur l'eau.
• Une biodiversité riche et fragile. 14 espèces de chauves-souris ont été recensées (dont 5 d'intérêt communautaire), ainsi que d'autres espèces protégées.
• Un risque d'inondation et de ruissellement non maîtrisé, sur un secteur déjà sensible et relevant d'un programme de prévention des inondations.
• Un caractère agricole encore à démontrer. La loi exige que l'activité agricole reste réelle et prédominante. Or, sur des terres laissées en friche, plusieurs critères essentiels (production agricole significative, revenu durable, taux de couverture) sont reconnus « en cours d'étude » dans le dossier lui-même. Le projet est par ailleurs situé hors des zones que la commune avait choisi d'ouvrir aux énergies renouvelables au sol.
• Un impact réel sur le cadre de vie des riverains, le paysage rural et la valeur des biens.

La transition énergétique, oui. Mais pas à n'importe quel prix, ni à n'importe quel endroit.

Le Conseil municipal reste pleinement mobilisé pour défendre les intérêts de la commune, de ses habitant.es et de son environnement.

Le Conseil municipal de Saint-Georges-de-la-Couée