Su ayuntamiento / Noticias / La question de la semaine #144

La question de la semaine #144

La question de la semaine, votre format d’information hebdomadaire sur le compte Illiwap de la commune de Champagnier. Chaque semaine, retrouvez une brève sur une question qui nous est régulièrement posée.
 
 
 
Episode #144 : On pourrait pas avoir des vélos ou trottinettes en libre service comme à Grenoble ?
 
 
 
Le service de trottinettes et de vélos électriques en libre-service proposé par VOI à Grenoble est une offre de mobilité urbaine intéressante, mais son fonctionnement et ses conditions de déploiement expliquent pourquoi il n’est pas transposable à toutes les communes de la Métropole.
 
 
Aujourd’hui, le service ne couvre que 16 communes de Grenoble Alpes Métropole, principalement situées dans la zone urbaine, auxquelles s’ajoutent des communes extérieures à la Métropole, comme Montbonnot-Saint-Martin, qui appartient au Grésivaudan. De très nombreuses communes périphériques ne sont donc pas desservies.
 
 
Il faut surtout comprendre le modèle économique de ce service. Même s’il s’inscrit dans une politique globale de mobilité et fait l’objet d’un encadrement par les collectivités, il ne s’agit pas d’un service public dont la collectivité garantit le fonctionnement et prend en charge le déficit. VOI exploite une activité commerciale : l’entreprise met les véhicules à disposition, assure leur entretien, leur recharge, leur redistribution et leur gestion, et se rémunère principalement grâce aux locations. Elle doit donc couvrir ses coûts grâce à une fréquentation suffisante.
 
 
Les collectivités autorisent l’occupation du domaine public et peuvent percevoir des redevances en contrepartie. Cela ne signifie pas pour autant qu’elles financent l’exploitation du service. Le fait que Grenoble dispose de trottinettes en libre-service ne signifie donc pas que toutes les communes de la Métropole peuvent en bénéficier dans les mêmes conditions.
 
 
L’équilibre économique de ce modèle repose sur une forte rotation des véhicules et un nombre important de trajets quotidiens. Ces conditions sont beaucoup plus difficiles à réunir dans les communes périphériques, où l’habitat est moins dense, les déplacements plus dispersés et les distances souvent plus longues.
 
 
À Champagnier, la taille de la commune et la structure des déplacements rendent très improbable la possibilité de rentabiliser un tel service. Le déployer supposerait donc de disposer d’un opérateur prêt à assumer un modèle économiquement très fragile, ce qui ne constitue pas une perspective réaliste.
 
À cette difficulté économique s’ajoute une question de sécurité et d’adaptation à notre territoire. Les trottinettes en libre-service sont principalement conçues pour des déplacements urbains sur des chaussées relativement régulières. Dans la combe, les pentes, les irrégularités de certains revêtements et les conditions de circulation ne sont pas anodines. Les vélos en libre-service ne répondent pas davantage, par principe, à toutes les contraintes de ces itinéraires. Il ne s’agit donc pas seulement de disposer de véhicules, mais de s’assurer qu’ils sont adaptés aux conditions réelles de circulation et qu’ils peuvent être utilisés en sécurité.
 
 
En résumé, le service VOI repose sur un modèle commercial adapté aux secteurs urbains suffisamment denses et fréquentés. Les conditions démographiques, économiques et routières de Champagnier ne correspondent pas à ce modèle. Il n’est donc malheureusement pas pertinent de considérer le déploiement de trottinettes ou de vélos électriques en libre-service comme une solution envisageable pour notre commune.
 
 
 
Rendez-vous la semaine prochaine pour la question de la semaine #145! 😉


(Source photo : mobilites-m.fr, 2026)