Notre village et son histoire
Aux origines de Margès
Si l’origine de Margès demeure incertaine, une première mention de « villa turna » apparaît dès 1080 dans le Dictionnaire topographique de la Drôme de Brun-Durand, publié en 1891.
Cette appellation désigne vraisemblablement l’actuel village de Margès qui, jusqu’au XIXᵉ siècle, portait le nom de Tournay, patronyme encore utilisé par les habitants parlant le patois local au XXᵉ siècle (« m’invô vé Tournay »).
D’un point de vue géographique, il convient toutefois de distinguer Margès de Tournay. Pendant longtemps, Margès se situait à l’emplacement de l’actuel « Château de Margès », dont l’église paroissiale était dédiée à Saint-Didier. Le centre du village actuel ne constituait alors qu’un bourg appelé Tournay.
Jusqu’au XVIIᵉ siècle, les deux communautés possédaient chacune leur paroisse et leur église : Saint-Didier pour Margès et Notre-Dame-de-l’Assomption pour Tournay.
Ce n’est qu’au début du XVIIIᵉ siècle que les deux paroisses furent réunies.
Aperçu historique de Margès
Margès sous la baronnie de Clérieux au Moyen Âge
Au Moyen Âge, le nom de Marjai ne désigne pas un village, mais un château féodal ainsi que les terres qui l’entourent.
Vers 1250, ce château constitue le centre de la vie sociale locale. Les paysans dépendent alors étroitement du seigneur, auquel ils doivent divers impôts en échange de sa protection. La France est alors sous le règne de Louis IX.
En 1327, Guillaume Allemand reconnaît tenir de Guichard de Clérieux et d’Aimar de Poitiers le château ainsi que le territoire de Marjai, tout en réservant l’hommage dû au Dauphin et aux chapitres de Lyon et de Vienne, représentants d’une puissance ecclésiastique alors considérable.
En 1475, Imbert de Bathernay obtient le château et la châtellerie de Marjai. Dès lors, l’histoire du château — et donc celle de Marjai — se confond avec celle de Charmes.
Du XIIᵉ au XVᵉ siècle, Marjai dépend ainsi de la baronnie de Clérieux. Ce n’est qu’à la fin du XVᵉ siècle que la seigneurie passe sous l’autorité de Charmes.
Margès, seigneurie du comté de Charmes
Après 1475, le comté de Charmes appartient à la famille de Costes. L’un de ses membres parvient à faire ériger en comté les différentes seigneuries de Charmes, Margès et Bathernay, rendant ainsi l’ensemble indépendant de la baronnie de Clérieux.
Le comté de Charmes — et donc Margès — passe ensuite successivement aux familles Béranger puis Chabrières, seigneurs de Peyrins à la fin du XVIIᵉ siècle.
Le château appartient par la suite à la famille de La Font, puis, vers 1710, aux Jacquemet de Saint-Georges.
L’ancienne demeure seigneuriale, située sur le coteau, disparaît progressivement. Elle est remplacée au pied de la même colline par une nouvelle résidence, qui appartiendra plus tard aux Molières de Florence puis aux Monier de la Sizeranne.
Si l’origine de Margès demeure incertaine, une première mention de « villa turna » apparaît dès 1080 dans le Dictionnaire topographique de la Drôme de Brun-Durand, publié en 1891.
Cette appellation désigne vraisemblablement l’actuel village de Margès qui, jusqu’au XIXᵉ siècle, portait le nom de Tournay, patronyme encore utilisé par les habitants parlant le patois local au XXᵉ siècle (« m’invô vé Tournay »).
D’un point de vue géographique, il convient toutefois de distinguer Margès de Tournay. Pendant longtemps, Margès se situait à l’emplacement de l’actuel « Château de Margès », dont l’église paroissiale était dédiée à Saint-Didier. Le centre du village actuel ne constituait alors qu’un bourg appelé Tournay.
Jusqu’au XVIIᵉ siècle, les deux communautés possédaient chacune leur paroisse et leur église : Saint-Didier pour Margès et Notre-Dame-de-l’Assomption pour Tournay.
Ce n’est qu’au début du XVIIIᵉ siècle que les deux paroisses furent réunies.
Aperçu historique de Margès
Margès sous la baronnie de Clérieux au Moyen Âge
Au Moyen Âge, le nom de Marjai ne désigne pas un village, mais un château féodal ainsi que les terres qui l’entourent.
Vers 1250, ce château constitue le centre de la vie sociale locale. Les paysans dépendent alors étroitement du seigneur, auquel ils doivent divers impôts en échange de sa protection. La France est alors sous le règne de Louis IX.
En 1327, Guillaume Allemand reconnaît tenir de Guichard de Clérieux et d’Aimar de Poitiers le château ainsi que le territoire de Marjai, tout en réservant l’hommage dû au Dauphin et aux chapitres de Lyon et de Vienne, représentants d’une puissance ecclésiastique alors considérable.
En 1475, Imbert de Bathernay obtient le château et la châtellerie de Marjai. Dès lors, l’histoire du château — et donc celle de Marjai — se confond avec celle de Charmes.
Du XIIᵉ au XVᵉ siècle, Marjai dépend ainsi de la baronnie de Clérieux. Ce n’est qu’à la fin du XVᵉ siècle que la seigneurie passe sous l’autorité de Charmes.
Margès, seigneurie du comté de Charmes
Après 1475, le comté de Charmes appartient à la famille de Costes. L’un de ses membres parvient à faire ériger en comté les différentes seigneuries de Charmes, Margès et Bathernay, rendant ainsi l’ensemble indépendant de la baronnie de Clérieux.
Le comté de Charmes — et donc Margès — passe ensuite successivement aux familles Béranger puis Chabrières, seigneurs de Peyrins à la fin du XVIIᵉ siècle.
Le château appartient par la suite à la famille de La Font, puis, vers 1710, aux Jacquemet de Saint-Georges.
L’ancienne demeure seigneuriale, située sur le coteau, disparaît progressivement. Elle est remplacée au pied de la même colline par une nouvelle résidence, qui appartiendra plus tard aux Molières de Florence puis aux Monier de la Sizeranne.
