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Chenilles processionnaires

🔶Chenilles processionnaires sur Gambais : 
un risque sanitaire bien réel pour les habitants et les animaux 


La saison a commencé plus tôt que d’habitude. Leur présence sur la commune est une réalité. Les chenilles processionnaires du pin et du chêne représentent un risque pour l’être humain comme pour les animaux domestiques, en raison de leurs poils très urticants. Ces poils peuvent provoquer des démangeaisons, des conjonctivites, des irritations des voies respiratoires, et chez les animaux des inflammations souvent graves de la langue et des muqueuses.

Le risque ne tient pas seulement au contact direct : les chenilles possèdent des millions de poils urticants qui se libèrent facilement lorsqu’elles se sentent menacées ou sont manipulées. Ces poils peuvent conserver leur pouvoir irritant pendant plusieurs années, y compris dans les nids vides ou dans les zones où les chenilles se sont enfouies. Un chien peut se contaminer en flairant le sol au pied d’un pin. Un promeneur ou un cavalier peut inhaler des poils en suspension dans l’air ou lors de travaux d’entretien. 
Pour les chiens, les chats et les chevaux, l’urgence peut être vitale, avec des atteintes graves de la langue et des muqueuses, un risque de nécrose nécessitant une prise en charge en urgence. Les chiens sont les plus exposés, car ils flairent, lèchent ou ingèrent parfois les chenilles. Les chevaux peuvent aussi être touchés au pâturage ou au contact des abords boisés infestés.

🔶 Deux espèces, deux périodes de danger
La processionnaire du pin vit sur les pins, parfois sur les cèdres. Elle est surtout dangereuse de janvier à mai, quand les colonies quittent les arbres en file indienne pour aller s’enfouir dans le sol. La processionnaire du chêne se développe exclusivement sur les chênes et est principalement urticante d’avril à juillet, selon les conditions météorologiques. Aussi, le risque sur Gambais peut s’étaler sur plusieurs mois et concerner des contextes très différents : jardins privés, chemins forestiers, bords de routes plantées de pins, mais aussi zones résidentielles où chênes et pins coexistent. 
Les méthodes de lutte diffèrent selon l’espèce et son cycle biologique. Le piégeage reste un moyen de prévention efficace s’il est généralisé. La commune œuvre chaque année pour détruire les nids sur l’espace public. Il est important que les particuliers traitent également leurs arbres. 

🔶Que faire en cas de présence ou d’exposition ?
La première règle est simple : ne jamais toucher les chenilles ou les cocons, ni les branches ou les troncs infestés. Il faut aussi éviter toute manipulation “amateur”. Sur les terrains privés, l’intervention d’une entreprise spécialisée est recommandée. En cas de réaction cutanée ou oculaire, un avis médical est nécessaire. En cas de difficulté respiratoire, il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112. Pour les animaux, la conduite à tenir est claire : un vétérinaire doit être consulté en urgence. 

👉 https://www.iledefrance.ars.sante.fr/system/files/2026-03/ARS_Brochure_CHENILLES_A5-vf_0.pdf

👉 https://signalement-chenilles-processionnaires.atlasante.fr/apropos/pr-sentation

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