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🌾 Agriculture – Élus et agriculteurs - construire l'avenir

🌾 Agriculture – Élus et agriculteurs construisent les priorités pour les prochaines années

Mardi 22 septembre, Monsieur le Maire, Jacky ARPIN, a invité les agriculteurs de Montvalezan à une réunion de travail à la salle du Villaret pour échanger avec les élus et les services sur l’avenir de l’agriculture dans la commune. Les exploitants ont largement répondu présents. Eau et irrigation, chemins agricoles, mécanisation, défrichement, prévention des incendies, revégétalisation des pistes de ski ou encore foncier ont nourri près de deux heures d’échanges. Une démarche appelée à se poursuivre durant le mandat et qui s’est déjà concrétisée ce vendredi 2 octobre par une première visite de terrain réunissant agriculteurs et élus afin d’identifier ensemble les secteurs prioritaires et les actions à engager.

« Pour qu’une commune soit belle, il faut de l’agriculture. » En ouvrant la réunion, Monsieur le Maire, Jacky ARPIN, a rappelé son attachement personnel au monde agricole : « Comme on dit ...J’ai grandi au cul des vaches », évoquant également tout ce qu’il avait appris auprès de sa grand-mère.
Une photographie aérienne de Montvalezan dans les années 1970 a permis de mesurer l’évolution du paysage et des surfaces agricoles. Mais c’est surtout vers l’avenir que Monsieur le Maire a souhaité orienter les échanges : « Pendant les six prochaines années, on doit imaginer et construire quelque chose de nouveau pour demain. »
Autour de la table, les agriculteurs étaient venus en nombre. Romain MERENDET, représentant le GAEC de La Roche, Laurent FRAISSARD, Alexandre FRAISSARD, Stéphane GAIDE, Christophe FRAISSARD, Loïc FUDRAL, Marcel FRAISSARD, Noël FRAISSARD et Sébastien ARPIN étaient réunis avec les élus et les services de la mairie. Une mobilisation saluée par Sébastien ARPIN : « Ça fait plaisir que des communes se bougent pour l’agriculture. Et je tiens à le dire. »
Monsieur le Maire a posé plusieurs objectifs : maintenir des agriculteurs sur le territoire, faciliter la mécanisation, anticiper le manque d’eau et mieux protéger la commune contre les incendies. Il a également affiché une ambition plus globale : permettre le pâturage à toutes les altitudes, du bas de la commune jusqu’aux alpages, et parvenir à conserver ou retrouver au moins 50 % du territoire exploitable par l’agriculture.
Chemins, accès, défrichement, foncier et irrigation doivent ainsi, selon lui, être envisagés ensemble, avec une ligne de conduite : construire les priorités avec ceux qui travaillent quotidiennement ces espaces. « On a des idées, mais ce qu’on aimerait avec vous, c’est faire les bonnes choses aux bons endroits », a souligné Jacky ARPIN.

Les chemins agricoles ont occupé une partie importante des échanges. Le réseau existant étant déjà relativement développé, plusieurs exploitants ont estimé que la priorité devait porter sur l’entretien et le recalibrage des chemins les plus utilisés, avec une largeur utile d’au moins trois mètres pour les adapter aux matériels actuels.
« C’est bien de mettre un billet sur l’agriculture, mais il faut faire le bon choix », a résumé Christophe FRAISSARD. Le chemin de Chamousse a notamment été cité parmi les accès les plus utiles. « Nous n’avons plus de charrette », a-t-il également rappelé à propos de l’évolution des matériels. Même constat pour Loïc FUDRAL : « La main-d’œuvre, on ne l’a plus ; il faut qu’on ait le matériel derrière pour remplacer la main-d’œuvre qu’on n’a plus. »
Monsieur le Maire a indiqué que la mairie souhaite travailler sur ces chemins en intégrant les besoins agricoles, les questions foncières nécessaires à leur élargissement et, lorsque cela est pertinent, la défense contre les incendies. Des matériaux issus du terrassement du futur Centre Technique Municipal pourraient également être traités et réemployés pour ces travaux.

Sur le risque incendie, Sébastien ARPIN a attiré l’attention sur certains secteurs forestiers difficilement accessibles aux secours : « La forêt doit être considérée comme un jardin. Si on ne l’entretient pas, ça ne sert à rien. » Certains accès pourraient ainsi répondre à la fois aux besoins agricoles, forestiers et de défense incendie.

L’eau s’est imposée comme l’un des principaux sujets de la matinée. Fonctionnement et entretien du canal de l’Airel Neuf, prises d’eau, réglage des vannes ou encore délais de plusieurs heures entre une intervention en amont et ses effets en aval ont largement alimenté les échanges.
« On est limités par l’entretien insuffisant du canal », a rappelé Christophe FRAISSARD. Marcel FRAISSARD a, de son côté, regretté l’absence d’eau dans le canal descendant vers Le Châtelard. Les échanges ont convergé vers la nécessité de mieux entretenir et optimiser l’existant et de mieux coordonner les différents usages.
En réponse, Monsieur le Maire a proposé de répertorier les canaux, prises d’eau et branchements, établir une cartographie complète des usages et fixer collectivement des règles de fonctionnement. « L’eau, c’est comme la route : ça se respecte et ça se partage. »
Jacky ARPIN a également insisté sur la nécessité d’anticiper la disponibilité future de la ressource. Il souhaite que la mairie soutienne le projet de retenue collinaire d’environ 50 000 m³, à usages multiples – défense incendie, agriculture et neige de culture – et réfléchisse parallèlement au développement de la capacité du lac du Repos au Plan de l’Arc. « Dans 10 ou 20 ans, on aura un gros souci d’eau. Il faut conserver l’eau un maximum sur notre territoire », a-t-il expliqué.

La revégétalisation des pistes de ski a également été abordée. Constance WEY, Conseillère Municipale référente sur l’agriculture, a proposé de travailler notamment sur des apports plus importants de matière organique. Les agriculteurs ont insisté sur la conservation de la terre végétale, le choix des semences et la nécessité de ne pas retravailler trop fréquemment les secteurs restaurés. Monsieur le Maire a proposé que des zones tests soient identifiées avec le domaine skiable : « Peut-être que le résultat ne sera là que dans vingt ans, mais dans vingt ans, on en aura besoin. »

La création éventuelle d’une Association Foncière Pastorale (AFP) a été mise sur la table par Willy ARPIN, Adjoint, afin notamment de faciliter la gestion d’un foncier très morcelé, de disposer d’un interlocuteur collectif et de favoriser le montage de dossiers de financement.
Christophe FRAISSARD en a résumé très concrètement l’enjeu : « Le problème chez nous, ce n’est pas la pente, c’est d’être obligé de faire une manœuvre dans la pente. » Sébastien ARPIN partage également l’intérêt de cette réflexion : « À mon sens, une AFP, ça a du bon sens. Tirer les filets, je sais ce que c’est. Et quand tu peux éviter de faire un détour […] plutôt que mettre quelques piquets comme ça, tu mets deux filets pour faire le tour. » Le périmètre et les modalités d’une éventuelle AFP devront désormais être approfondis avec les exploitants et les propriétaires.

La cohabitation entre agriculture et activités touristiques, notamment le VTT sur le domaine skiable, a enfin été évoquée. Les échanges ont permis de partager les expériences de chacun et de rappeler que pâturage et activités touristiques peuvent cohabiter, moyennant quelques adaptations pratiques et un dialogue régulier entre les différents acteurs.

À l’issue de cette première réunion, les priorités se précisent donc : irrigation et connaissance de la ressource en eau, chemins agricoles, réserves d’eau et défense incendie, revégétalisation, AFP et foncier agricole.
« Hier, c’était hier ; construisons demain », avait résumé Jacky ARPIN. À la proposition d’Alexandre FRAISSARD, élus et agriculteurs avaient convenu de prolonger rapidement les échanges sur le terrain. Ils se sont ainsi retrouvés ce vendredi matin 2 octobre pour parcourir ensemble plusieurs secteurs de la commune, identifier les priorités et déterminer, au plus près des usages, les bonnes interventions aux bons endroits.
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