"On va en ville"
La rubrique qui vous donne envie de sortir en ville, revient ! Retrouvez chaque semaine, ici et sur nos réseaux sociaux, de nouvelle adresses et d'autres plus anciennes histoire de redécouvrir toute l'offre du centre-ville. A cette occasion nous donnons la parole (libre) aux commerçants qui ont fait le choix d'ouvrir leur restaurant, leur boutique de prêt-à-porter, leur épicerie ou encore leur brocante en ville. Chacun nous présente leur vision de la ville, son évolution, son nouvel environnement qu’ils concourent aussi à animer. Participer à la dynamisation du centre-ville, entretenir une relation de proximité avec les clients, font partie de leurs motivations premières. Chaque semaine "On va en ville" découvrir un nouveau commerçant.
- Quel est le concept de ce nouveau centre ?
Céline Chanrion C’est un concept de beauté haut de gamme. Je travaille en collaboration avec la marque Valmont, en exclusivité sur la Corse. C’est une marque suisse qui travaille sur la technologie cellulaire. Je propose tous les soins de la marque Valmont avec un bar à beauté au rez-de-chaussée où je réalise des applications de produits, des mini-soins et à l’étage il y a l’institut avec les soins visage, corps, beauté des mains, des pieds et épilation. Le soin préféré de mes clientes est le soin rituel visage. On va travailler sur les quatre facteurs de vieillissement de la peau, hydratation, éclat, énergie, traitement antiride/fermeté. Nous sommes spécialistes de l’anti-âge, tous nos soins sont axés sur la régénération cellulaire. Ce sont des rituels qui comprennent un nettoyage de la peau, une exfoliation, une extraction des comédons, un modelage adapté et la pose d’un masque. Il y a un résultat immédiat. Je propose un soin découverte offert (démaquillage-gommage-pose d’un masque) qui permet d'établir ensuite un plan de beauté personnalisé (conseil beauté sur mesure). Nous sommes ouvert du mardi au samedi de 9h00 à 18h00.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
C. C. J’affectionne, j’habite et je consomme en centre-ville. Travailler au cœur de celui-ci sonnait comme une évidence pour moi. Je voulais participer au dynamisme de la commune. En arrivant de Paris, tout était à faire. Je me suis mise à chercher un local et celui-ci s’est proposé à moi puis j’ai décidé que le moment était opportun pour me lancer.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
C. C. Le centre-ville a pour moi de nombreux attraits tel que le port qui est situé à quelques pas. Cela permet le passage d’une population touristique dont les croisiéristes. Un touriste qui vient à Ajaccio veut forcément visiter le centre-ville. Ma clientèle est essentiellement une clientèle locale, mais je travaille également l’été avec des touristes. C’est pour moi un signe que la commune est en bonne santé. Qui dit touriste dit dynamisme et attrait commercial. Le point à améliorer serait le manque de stationnement mais j’ai vu que la municipalité allait créer des parkings supplémentaires, c'est une bonne chose. Les choses bougent.
1 rue Maréchal Ornano, Ajaccio
On va en ville à la rencontre de Jean-Marc Marchi et François Marchi-Leboucher, qui ont ouvert leur boutique atypique en décembre 2019. A la fois brocante et salon de thé, le concept de La Maison Gabriel répond aux tendances du nouveau commerce, aux nouvelles pratiques de consommation. Le cours Napoléon était l'endroit idéal pour cette boutique hybride.
- Quel est le concept de la boutique ?
François Marchi Leboucher C’est un café-boutique. La partie boutique de décoration est notre activité principale. Celle-ci est un savant mélange de pièces issues de brocante et de seconde main. C’est une tendance qui se développe énormément, on a une vraie prise de conscience dans la durabilité de vie des produits qu’il faut recycler davantage. Il y a également des pièces plus contemporaines pour créer des ambiances très vivantes, chamarrées. Nous aimons les produits qui ont une histoire, qui ne sont pas aseptisés. Il y en a pour tous les Ajacciens et pour tous les porte-monnaie. La partie café/salon-de-thé permet à notre clientèle, après avoir fait le tour de la boutique, de se détendre autour d’un café ou d’une boisson fraîche fait-maison et sans alcool. Pour résumer, on vient ici passer du bon temps dans une ambiance feutrée. Nous voulons créer un lieu de vie et de partage plus qu’un « concept store »…
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
F. M-L. : Jean-Marc est Ajaccien, il avait à cœur de rentrer dans sa ville natale. Moi j’ai travaillé à Paris en tant que directeur de boutique chez Fleux (concept-store devenu aujourd'hui la référence du design et des objets de décoration). Quand nous nous sommes rencontrés on a projeté l’idée de construire un projet ensemble. Celui-ci se prêtait vraiment au centre-ville, car ce n’est pas quelque chose qui peut se réaliser en périphérie. Comme je l’ai déjà évoqué, nous souhaitons être un lieu de vie, de partage et de proximité et la proximité est liée au centre-ville. Nous souhaitons redynamiser le centre-ville avec un concept fort et innovant, je ne le qualifierai pas d’avant-gardiste, mais il demeure novateur pour Ajaccio.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
F. M-L. : Nous avons conscience que des efforts restent à fournir dans le cœur de ville. Cependant, la municipalité s’investit à travers les actions cœur de ville qu’elle met en place et la rénovation du cours Napoléon en cours. Une enquête a été réalisée dernièrement par celle-ci concernant ce qu’attendaient les résidents et les touristes en termes d’offre commerciale. Les retours nous ont convaincus de la nécessité, entre autres, d’adapter nos horaires. Nous sommes ainsi ouverts le dimanche de 12h00 à 19h00 non-stop et du mardi au samedi de 10h00 à 19h30. Le lundi nous sommes fermés mais nous recevons en rendez-vous individuels les commerçants. C’est un pari osé de s’installer aujourd’hui en période creuse, mais nous avons souhaitez le faire, nous observerons le résultat à moyen terme. Un cœur de ville ne peut pas mourir, il faut juste concentrer ses effort sur l’urbanisme et l’offre commerciale.
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
C. V.L. Je suis Ajaccienne, j’ai grandi dans le centre-ville et c’était pour moi très important de m’installer en centre-ville. De votre question découle la polémique entre le centre-ville et la périphérie. Je fais partie de ceux qui sont combatifs et il était absolument impensable de m’installer ailleurs parce que je tiens à participer à la redynamisation du centre-ville, cela faisait vraiment partie d’un de mes objectifs d’entreprise les plus importants. Créer de la dynamique, créer de la nouveauté et participer à l’animation du centre-ville à travers une entreprise qui fonctionne et à travers de l’évènementiel…
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
C. V.L. Je pense que nous sommes dans un contexte constructif. Il y a beaucoup d’ouvertures qui se font et beaucoup de jeunes entrepreneurs qui tentent leur chance. Les Corses prennent la mesure de l’entrepreneuriat. C’est le moteur essentiel d’une bonne croissance économique pour notre île. Je pense que les plus grandes problématiques ne résident pas au niveau du commerce. Les commerçants et la Mairie s’investissent et cela va forcément amener à une belle synergie entre ces deux acteurs.
Quel est le concept de votre commerce ?
Louis Frassati : Naturalia est une enseigne de distribution française spécialisée dans les produits issus de l'agriculture biologique, du commerce équitable, de l'agriculture biodynamique, ainsi que les cosmétiques biologiques et écoproduits. C’est un véritable supermarché bio en plein cœur du cours Napoléon. Nous sommes ouverts du lundi au samedi de 10h00 à 21h00 non-stop ainsi que le dimanche matin. Vous pouvez nous retrouver sur notre page Facebook « naturalia ajaccio ».
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
L.F. : Premièrement l’attractivité mais également la fréquentation qui demeure importante malgré la baisse du commerce. En recherchant un local, je suis tombé sur celui-ci, je l’ai trouvé idéalement placé et tout à faire adéquat à ce concept. J’ai tout de suite vu le potentiel. Le secteur alimentaire ne connait pas la crise c’est pourquoi j’ai tenté le pari d’ouvrir une épicerie.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
L.F. : Il serait bien de créer un parking et de développer davantage les transports en commun. J’attends les clients avec impatience pour leur faire découvrir notre nouvelle boutique.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
M.S. : Le centre-ville d’Ajaccio nous a paru évident pour s’installer du fait du trafic et des flux.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
M.S. : Grâce aux commerçants et ce qu’ils offrent. C’est une période compliquée pour les centres-villes en général au niveau national, mais il y a du renouveau, un nouvel intérêt pour les centres-villes. Les commerçants ne doivent pas hésiter à s’y installer et à innover. Je crois énormément au centre-ville, il faut faire son travail, ça repartira.
Sébastien Ridolfi un restaurant de cuisine traditionnelle géré par mon frère Nicolas chef-cuisinier et moi-même œnologue. Nous ne cuisinons que des produits frais, il n’y a pas de congélateur. Et notre carte de vins change régulièrement.
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
S. R. On croit au centre-ville. C’est là que ça se passe et que ça va continuer à se passer. On est optimiste, on pense que les problèmes de parking vont s’arranger, que le centre-ville va continuer à se développer. Nous croyons que cette rue des halles va se dynamiser. La création de la place Campinchi est une très bonne chose qui va apporter calme et fraîcheur à ce centre-ville.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
S.R. Très positif si on arrive à régler ce problème de parking afin de permettre aux gens de se garer. On a des clients qui réservent et qui ne viennent pas car ils n’ont pas trouvé de place pour se garer.
- Quel est le concept de la boutique ?
Anthony Faedda Il s'agit d'une brasserie qui sert les petits déjeuners puis le repas du midi. Notre clientèle est active et travaille dans les administrations alentours. Nous sommes ouverts du lundi au samedi. Nous espérons ouvrir également le dimanche quand la halle et marché sera terminée.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ? A.F. L’ouverture de la halle, de la poissonnerie et de la place Campinchi est un argument qui a penché dans la balance. Nous trouvons que notre commerce est idéalement placé.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ? A.F. Je vois cela de manière positive car l’implication de la Mairie porte ses fruits. Le commerce s’est beaucoup décentralisé en périphérie d’Ajaccio et je pense que la tendance va s’inverser car l’âme de la ville c’est le centre.
- Quel est le concept de la boutique ?
Jérôme Dupont C’est une brocante antiquité où vous pouvez retrouver des objets de curiosité, vintage et de collection. La boutique rassemble des tableaux, de la vaisselle, des figurines et des bibelots. C’est une vraie mine de trésors pour les amateurs de brocante.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
J.D. L’idée principale était d’ouvrir quelque chose dans un endroit commerçant et passant d’où l’emplacement dans la rue Fesch. Durant six années, j’ai tenu un stand aux puces puis j’ai décidé d’ouvrir ma boutique pour vivre de ma passion. J’ai toujours été attiré par le coté marchand aussi bien par l’achat que par la vente.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
J.D. L’avenir du centre-ville ne peut se concevoir sans la création de nouvelles places de stationnement. Mes clients ont du mal à rejoindre ma boutique car ils ne trouvent pas de place pour se garer. Je ne suis pas quelqu’un de pessimiste, je suis certain que la municipalité va trouver des solutions permettant de pallier à ce problème.
Cette semaine on reste dans la rue Fesch, du côté de la Piazzetta. Un petit coin de rue qui s’égaye de plus en plus et où l’on rencontre des commerçants qui aiment leur ville quelque soit la saison. Eric Stegani a ouvert son Comptoir italien au plein cœur de l’été dernier.
- Quel est le concept de votre commerce ?
Eric Stegani C’est un traiteur-italien, cantine le midi. Le développement de ce concept est axé sur de « bons produits » avec une cuisine ouverte permettant le partage notamment avec le comptoir qui permet aux clients de manger ensemble, de se mélanger. Il y a également l’apéro le vendredi soir.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
E.S. La clientèle. J’ai choisi d’ouvrir dans la rue Fesch, car c’est une rue que j’aime et je crois fermement à son développement comparé à certaines personnes qui n’y croient plus. Depuis l’ouverture de notre commerce et de Broc’Atypik (à retrouver bientôt dans notre rubrique NDLR) la rue renaît et c’est un plaisir d’assister à cela. Une nouvelle dynamique commerciale est en marche dans la rue Fesch et je suis très heureux de participer à cela.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ? E.S. Le développement de plus de commerces de bouche et de proximité est à prévoir (boucherie, primeur, traiteur) et il pourrait, à mon sens, redynamiser le centre-ville. Je reste positif car beaucoup de personnes sont friands de nouveauté. Cependant, une partie de mes clients me disent qu’ils rencontrent une réelle difficulté pour se garer. Il y a un gros souci de parking.
- Quel est le concept de la boutique ?
Vanessa Lami C’est un concept venu des Etats-Unis. C’est une fusion entre le Mexique et le Japon ce qui donne des sushis-burritos. J’ai adapté le concept à Ajaccio en créant des sushis cakes et des sushis donuts. C’est une forme de sushi revisité. On fait également de la cuisine mexicaine : nachos, burritos chauds.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
V.L J’habite en centre-ville et je veux le voir vivant. J’aime le cœur de ville et j’avais le souhait de dynamiser cette partie de la rue Fesch qui était en train de s’éteindre. D’autres commerces comme le Comptoir italien et Broc’atypik (à retrouver bientôt NDLR) se sont installés en même temps que moi. Cela a permis de donner un nouveau souffle à la rue Fesch.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
V.L. Je crois au développement du centre-ville, il est clair que la municipalité agit de manière active afin de faire vivre celui-ci. Elle réalise de beaux projets qui fonctionnent et qui plaisent à la population. Je pense notamment au marché de noël ou encore au shopping de nuit. Elle doit maintenir ses efforts en matière d’animations. Cependant, je suis parfois mitigée comme il y eu une migration de nombreux commerces vers la périphérie de la ville et les places de parking demeurent manquantes.
- Quel est le concept de la boutique ?
Matieu Gontier Ce sont des formules qui changent tous les jours du lundi au vendredi. Cela nous permet de travailler avec des produits frais, de saison et le soir il y a également la formule à partager. On ne travaille qu’avec des produits et la carte des vins évolue en fonction de ce que nous proposons à manger au restaurant.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
M.G. Pour moi, c’était une évidence. C’était le centre-ville ou rien.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
M.G. Plus de stationnement.
Quel est le concept de la boutique ?
Bastien REBATTEL C’est une boutique d’artisanat corse. Nous créons nos propres produits. La boutique est composée d’une partie vente et d’une partie atelier création. On a démarré sur les réseaux sociaux, le marché de Noël, internet, puis nous nous sommes installés en centre-ville pour être au plus proche de notre clientèle ajaccienne.
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
B.R Le centre-ville est, pour moi, l’endroit le plus propice pour s’installer en tant qu’artisan. En particulier dans le secteur de la vieille ville où l’on s’y sent comme dans un village. Pour un couple d’artisans ajacciens, on ne voyait pas d’autres alternatives que le centre-ville.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
B.R J’aimerais une piétonisation de la ville génoise avec une belle mise en valeur des monuments, des rues et des commerçants.
- Quel est le concept de la boutique ?
Adrien Tedde Epicerie fine et chocolaterie sur lesquels nous promouvons des produits sans OGM, sans huile de palme, de fabrication artisanale. Il y a un côté sucré et un coté salé. On part des pâtes à tartiner jusqu’aux babas au rhum en passant par le chocolat mais aussi des produits apéritifs avec des tartinables jusqu’aux huiles d’olives, vinaigres et condiments.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
A.T. Je suis amoureux de ma ville, issu d’une famille ajaccienne et je crois profondément au renouveau du centre ville et aux projets qui sont mis en place par la mairie.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son devenir ?
A.T. Le centre-ville doit retrouver sa convivialité et son charme d’antan. Pour moi, ça passe par la présence de commerces de proximité et bien entendu un dynamisme commercial.
- Quel est le concept de la boutique ?
Laetitia Leclerc C’est une boutique atelier. Le but est de promouvoir notre gamme de cosmétiques végétale à l’identité corse avec une huile essentielle insulaire : l’immortelle. L’atelier permet lui de développer la coloration végétale, les soins et l’analyse au microscope. C’est donc un espace bien-être autour du soin capillaire.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ? L. L. Je ne le concevais pas autrement. Dans une ville, le poumon est son centre. Je trouve que l’ambiance y est particulière avec une coté familiale et de village.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
L. L. Je pense que le point fort en termes de développement du centre-ville est la volonté des commerçants de rechercher l’amélioration continue de celui-ci. Le point faible demeure les problèmes de circulation et de parking.
C’est dans la rue Emmanuel Arène que la boutique Corsica Luxury a choisi d’ouvrir ses portes en août dernier. Les Ajacciens aiment ce coin de ville où de belles vitrines se trouvent à proximité de centres d’intérêts culturels et historiques.
- Quel est le concept de la boutique ?
Raphaël Morandini C’est une boutique de dépôt-vente, mais nous faisons également du neuf. Nous vendons des articles pour hommes et femmes de différentes catégories (sacs, porte-monnaie, porte-cartes, écharpes, trousses de toilette, ceintures). Une multitude de marques de luxe sont présentes chez Corsica Luxury : Louis-Vuitton, Chanel, Hermès, Prada, … On est situé 6 Emmanuel Arène jusqu’au 15 Janvier puis nous retournons au 57 Rue Fesch dans notre ancienne boutique après cette date. Nous disposons également d’un site internet : corsica-luxury.fr
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussés à ouvrir en centre-ville ?
R.M. Une volonté de rencontrer nos clients et de pouvoir les conseiller de manière directe et efficace. Etre un commerçant à part entière et participer à la dynamisation du centre-ville est très important. Nous souhaitions également éviter à ceux-ci d’aller acheter sur internet ou en périphérie de la ville.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
R.M. J’y crois même si beaucoup de personnes se plaignent car il y a de moins en moins de place de stationnement. Régler ce problème ne pourrait qu’augmenter le développement de ce centre-ville.
La rue des Trois Marie, entre le cours Napoléon et la rue Fesch, une rue étroite et atypique bordée de part et d’autres de commerces très tendance. Depuis peu, Mille et une saveurs sauvages propose une cuisine travaillée à base de produits bio et locaux pour favoriser le commerce de proximité.
- Quel est le concept de la boutique ?
Valérie Caussut C’est un espace traiteur : végétarien, vegan, sans gluten. La viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs et le miel sont exclus. Je travaille uniquement avec des produits biologiques et locaux. Je suis d’ailleurs à la recherche de producteurs locaux qui me fourniraient en fruits et légumes de saison.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
V.C. Ce local s’est proposé à moi, je me suis projetée tout de suite. J’ai trouvé que la rue était très agréable et calme. Je ne suis pas d’Ajaccio. Je suis arrivée ici il y a 6 mois pour suivre mon compagnon.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
V.C. J’ai confiance. Il peut y avoir un renouveau. Les clients peuvent redescendre de la périphérie pour le centre-ville. Il y a des améliorations à fournir notamment en termes de parking.
- Quel est le concept de la boutique ?
Ghjuvanni Colonna C’est un concept simple. Le midi plutôt brasserie traditionnelle avec une carte qui change régulièrement et le soir c’est des tapas type plats à partager. On essaye de se différencier des autres restaurants avec des risottos, planches de charcuteries, tataki de la mer, des burratas…
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ? G.C Je ne cherchai par forcément dans ce secteur. J’ai visité cet endroit qui avait un gros potentiel. De plus après avoir appris l’ouverture de la nouvelle halle et marché et de la place Campinchi je me suis décidé directement pensant que cela ne pourrait être que bénéfique pour ma brasserie.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
G.C Je suis assez optimiste, n’ayant jamais vécu ce qu’ont vécu mes collègues restaurateurs en termes de gènes occasionnées par les travaux. Je constate que les Ajacciens ont tendance à prendre la voiture très régulièrement c’est pourquoi ce problème de parking perdure. Je pense qu’un centre-ville ne peut mourir surtout à Ajaccio où nous avons la chance d’avoir des commerces diversifiés et de qualité.
Les résultats d'une enquête destinée à dresser un état des lieux du commerce en centre-ville commandée par la Ville d'Ajaccio à l'UMR Lisa de Corte* réalisée en 2017 révèle une forte attente exprimée par les consommateurs en matière de présence de l’artisanat d’art en centre-ville. Selon elle, 66% des résidents (habitants+usagers réguliers du centre-ville) et 65% des touristes, sont en attente d’une offre commerciale mettant plus grandement en valeur les productions locales et notamment artisanales. Pour le centre-ville d’Ajaccio, l’artisanat d’art constitue un potentiel important de développement. D’une part au vu du nombre d’artisans implantés sur le territoire de la Communauté d’agglomération du Pays ajaccien (Capa) et au-delà au niveau régional qui recherchent une vitrine commerciale dans un périmètre fortement fréquentée (centre-ville d’Ajaccio). D’autre part, au regard de la faible représentation aujourd’hui des artisans d’art en centre-ville (5/6 maxi).
Retour « global » des usagers
L’Université de Corse au regard des conclusions de cette étude préconise de développer de nouveaux équipements culturels permettant de répondre aux attentes des touristes (pendant la période estivale), mais également à celles des résidents. Sur le plan du commerce, elle suggère également une adaptation des horaires aux besoins des consommateurs (saisonnalité), l’amélioration du conseil, le développement d’une identité à travers la mise en valeur de l’artisanat et, tout au long de l’année, le développement des animations. Ces propositions ont été très favorablement accueillies par les commerçants qui ont particulièrement apprécié d’avoir un retour « global » émanant des usagers.
Jean-Yves Mouillevois, président de l’association « carré d’art »
- Comment est née la boutique « Carré d’Art » ?
Jean-Yves Mouillevois : En étant présent sur les foires de l'île, j'ai fait la connaissance de Marie-Christine Marovelli, bijoutière de verre au chalumeau et de Magali Isoni qui est céramiste. Nous sommes tous trois des artisans d’art. Nous avons sympathisé et avons eu l'idée de tenter d'ouvrir une boutique éphémère à Ajaccio. Cependant, nous ne trouvions pas de locaux pour un projet si court et les tarifs étaient trop élevés pour la location d'un local à l'année. Nous avons alors eu l'idée de nous associer avec d'autres artisans d'art pour partager le coût de la location et avons pu réunir neuf autres partenaires. Pour une première expérience, personne n'était vraiment partant pour une longue durée, le coût de revient étant trop important. Nous nous sommes alors rapprocher de la mairie d'Ajaccio pour solliciter leur aide et nous avons été entendus.
- Quel bilan après cette première expérience ?
J-Y. M. : Nous avons été surpris que cela fonctionne, ce n'était pas gagné et, à vrai dire, je pensais que cela n'allait pas marcher, le principal problème pour nous était de rester ouvert tous les jours. Les artisans d'art sont généralement habitués à travailler dans leurs ateliers, ils sont indépendants. Dans notre cas il fallait "monter" des permanences et surtout faire connaitre le travail des autres artisans présents dans la boutique, savoir valoriser et vendre d'autres produits que les siens. Cela a fonctionné et il y a eu une bonne entente entre nous tous.
- Comment envisagez-vous l’avenir désormais ?
J-Y. M. : Nous sommes prêts à repartir sur un principe similaire, nous avons de nouvelles idées et cette expérience nous a encouragée à poursuivre, nous comptons aussi fédérer de nouveaux artisans d'art. En revanche, nous n'envisageons pas de tenir une boutique à l'année, ça limiterait notre champ d'investigation et freinerait notre créativité.
"Travailler en centre-ville est une évidence"
Ouverte en juillet 2019 dans la rue Maréchal Ornano, la Maison de beauté Valmont a vite trouvé ses marques et ses adeptes. Couleurs pastels, parfums doux, ambiance apaisante et accueil souriant, une nouvelle adresse pour s'offrir en coeur de ville un moment à soi
- Quel est le concept de ce nouveau centre ?
Céline Chanrion C’est un concept de beauté haut de gamme. Je travaille en collaboration avec la marque Valmont, en exclusivité sur la Corse. C’est une marque suisse qui travaille sur la technologie cellulaire. Je propose tous les soins de la marque Valmont avec un bar à beauté au rez-de-chaussée où je réalise des applications de produits, des mini-soins et à l’étage il y a l’institut avec les soins visage, corps, beauté des mains, des pieds et épilation. Le soin préféré de mes clientes est le soin rituel visage. On va travailler sur les quatre facteurs de vieillissement de la peau, hydratation, éclat, énergie, traitement antiride/fermeté. Nous sommes spécialistes de l’anti-âge, tous nos soins sont axés sur la régénération cellulaire. Ce sont des rituels qui comprennent un nettoyage de la peau, une exfoliation, une extraction des comédons, un modelage adapté et la pose d’un masque. Il y a un résultat immédiat. Je propose un soin découverte offert (démaquillage-gommage-pose d’un masque) qui permet d'établir ensuite un plan de beauté personnalisé (conseil beauté sur mesure). Nous sommes ouvert du mardi au samedi de 9h00 à 18h00.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
C. C. J’affectionne, j’habite et je consomme en centre-ville. Travailler au cœur de celui-ci sonnait comme une évidence pour moi. Je voulais participer au dynamisme de la commune. En arrivant de Paris, tout était à faire. Je me suis mise à chercher un local et celui-ci s’est proposé à moi puis j’ai décidé que le moment était opportun pour me lancer.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
C. C. Le centre-ville a pour moi de nombreux attraits tel que le port qui est situé à quelques pas. Cela permet le passage d’une population touristique dont les croisiéristes. Un touriste qui vient à Ajaccio veut forcément visiter le centre-ville. Ma clientèle est essentiellement une clientèle locale, mais je travaille également l’été avec des touristes. C’est pour moi un signe que la commune est en bonne santé. Qui dit touriste dit dynamisme et attrait commercial. Le point à améliorer serait le manque de stationnement mais j’ai vu que la municipalité allait créer des parkings supplémentaires, c'est une bonne chose. Les choses bougent.
1 rue Maréchal Ornano, Ajaccio
« Notre projet se prêtait vraiment au centre-ville, un lieu de vie et de partage »
On va en ville à la rencontre de Jean-Marc Marchi et François Marchi-Leboucher, qui ont ouvert leur boutique atypique en décembre 2019. A la fois brocante et salon de thé, le concept de La Maison Gabriel répond aux tendances du nouveau commerce, aux nouvelles pratiques de consommation. Le cours Napoléon était l'endroit idéal pour cette boutique hybride.
- Quel est le concept de la boutique ?
François Marchi Leboucher C’est un café-boutique. La partie boutique de décoration est notre activité principale. Celle-ci est un savant mélange de pièces issues de brocante et de seconde main. C’est une tendance qui se développe énormément, on a une vraie prise de conscience dans la durabilité de vie des produits qu’il faut recycler davantage. Il y a également des pièces plus contemporaines pour créer des ambiances très vivantes, chamarrées. Nous aimons les produits qui ont une histoire, qui ne sont pas aseptisés. Il y en a pour tous les Ajacciens et pour tous les porte-monnaie. La partie café/salon-de-thé permet à notre clientèle, après avoir fait le tour de la boutique, de se détendre autour d’un café ou d’une boisson fraîche fait-maison et sans alcool. Pour résumer, on vient ici passer du bon temps dans une ambiance feutrée. Nous voulons créer un lieu de vie et de partage plus qu’un « concept store »…
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
F. M-L. : Jean-Marc est Ajaccien, il avait à cœur de rentrer dans sa ville natale. Moi j’ai travaillé à Paris en tant que directeur de boutique chez Fleux (concept-store devenu aujourd'hui la référence du design et des objets de décoration). Quand nous nous sommes rencontrés on a projeté l’idée de construire un projet ensemble. Celui-ci se prêtait vraiment au centre-ville, car ce n’est pas quelque chose qui peut se réaliser en périphérie. Comme je l’ai déjà évoqué, nous souhaitons être un lieu de vie, de partage et de proximité et la proximité est liée au centre-ville. Nous souhaitons redynamiser le centre-ville avec un concept fort et innovant, je ne le qualifierai pas d’avant-gardiste, mais il demeure novateur pour Ajaccio.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
F. M-L. : Nous avons conscience que des efforts restent à fournir dans le cœur de ville. Cependant, la municipalité s’investit à travers les actions cœur de ville qu’elle met en place et la rénovation du cours Napoléon en cours. Une enquête a été réalisée dernièrement par celle-ci concernant ce qu’attendaient les résidents et les touristes en termes d’offre commerciale. Les retours nous ont convaincus de la nécessité, entre autres, d’adapter nos horaires. Nous sommes ainsi ouverts le dimanche de 12h00 à 19h00 non-stop et du mardi au samedi de 10h00 à 19h30. Le lundi nous sommes fermés mais nous recevons en rendez-vous individuels les commerçants. C’est un pari osé de s’installer aujourd’hui en période creuse, mais nous avons souhaitez le faire, nous observerons le résultat à moyen terme. Un cœur de ville ne peut pas mourir, il faut juste concentrer ses effort sur l’urbanisme et l’offre commerciale.
60 cours Napoléon
« Créer de la dynamique, créer de la nouveauté et participer à l’animation du centre-ville »
Les petites rues pentues qui lient le cours Napoléon et la rue Fesch regorgent de petites boutiques nichées dans des alcôves atypiques. Dans l’une d’elles, rue de l'Assomption, se trouvent le centre A Perla Rara, une adresse pour s’offrir un moment à soi et personnalisé
Quel est le concept de ce centre ?
Celia Vepori Lucciardi Nous sommes le premier centre haut de gamme spécialisé dans les traitements de la peau et dans les soins du visage. Notre concept propose de faire un suivi sur le plus ou moins long terme des personnes. On va partir du traitement d’une problématique dite « classique » comme l’acné, la déshydratation de la peau, les peaux sensibles jusqu’à la prévention et le traitement anti-âge. Nous avons vraiment un large panel de traitements disponibles, la prise en charge la plus complète. Venez nous rencontrer, Lou ma réceptionniste se fera un plaisir de vous expliquer notre concept et de vous faire visiter les lieux. Nous sommes ouverts du mardi au samedi de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 19h00. Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
C. V.L. Je suis Ajaccienne, j’ai grandi dans le centre-ville et c’était pour moi très important de m’installer en centre-ville. De votre question découle la polémique entre le centre-ville et la périphérie. Je fais partie de ceux qui sont combatifs et il était absolument impensable de m’installer ailleurs parce que je tiens à participer à la redynamisation du centre-ville, cela faisait vraiment partie d’un de mes objectifs d’entreprise les plus importants. Créer de la dynamique, créer de la nouveauté et participer à l’animation du centre-ville à travers une entreprise qui fonctionne et à travers de l’évènementiel…
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
C. V.L. Je pense que nous sommes dans un contexte constructif. Il y a beaucoup d’ouvertures qui se font et beaucoup de jeunes entrepreneurs qui tentent leur chance. Les Corses prennent la mesure de l’entrepreneuriat. C’est le moteur essentiel d’une bonne croissance économique pour notre île. Je pense que les plus grandes problématiques ne résident pas au niveau du commerce. Les commerçants et la Mairie s’investissent et cela va forcément amener à une belle synergie entre ces deux acteurs.
1 rue de l'Assomption
« L’attractivité et la fréquentation demeurent importante en centre-ville »
Le cours Napoléon vient d’accueillir, encore, une nouvelle enseigne. Tout nouveau Naturalia a ouvert ses portes le 12 février. Un commerce de proximité qui fait revivre les épiceries d’antan mais au goût et aux temps sociaux d’aujourd’hui.
Quel est le concept de votre commerce ?
Louis Frassati : Naturalia est une enseigne de distribution française spécialisée dans les produits issus de l'agriculture biologique, du commerce équitable, de l'agriculture biodynamique, ainsi que les cosmétiques biologiques et écoproduits. C’est un véritable supermarché bio en plein cœur du cours Napoléon. Nous sommes ouverts du lundi au samedi de 10h00 à 21h00 non-stop ainsi que le dimanche matin. Vous pouvez nous retrouver sur notre page Facebook « naturalia ajaccio ».
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
L.F. : Premièrement l’attractivité mais également la fréquentation qui demeure importante malgré la baisse du commerce. En recherchant un local, je suis tombé sur celui-ci, je l’ai trouvé idéalement placé et tout à faire adéquat à ce concept. J’ai tout de suite vu le potentiel. Le secteur alimentaire ne connait pas la crise c’est pourquoi j’ai tenté le pari d’ouvrir une épicerie.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
L.F. : Il serait bien de créer un parking et de développer davantage les transports en commun. J’attends les clients avec impatience pour leur faire découvrir notre nouvelle boutique.
17 cours Napoléon
"La période est difficile pour les centres-villes, mais il y a un renouveau"
On flâne cours Napoléon, depuis toujours, peut-être encore pour se croiser ou se montrer, mais assurément pour faire son shopping et prendre du bon temps. Quoi qu'il en soit l'artère principale de la Cité Impériale est toujours passante et attractive. Un cinéma devrait même bientôt ouvrir. Mathieu Sicaud, lui a inauguré son magasin Primadonna en juin dernier, en face de La Poste.
- Quel est le concept de la boutique ?
Mathieu Sicaud : Il s'agit d'un magasin pour femme basé essentiellement sur la chaussure et un petit peu sur le textile et les accessoires d’un excellent rapport qualité/prix. Le concept est italien, créations en cuir « made in Italy ». - Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
M.S. : Le centre-ville d’Ajaccio nous a paru évident pour s’installer du fait du trafic et des flux.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
M.S. : Grâce aux commerçants et ce qu’ils offrent. C’est une période compliquée pour les centres-villes en général au niveau national, mais il y a du renouveau, un nouvel intérêt pour les centres-villes. Les commerçants ne doivent pas hésiter à s’y installer et à innover. Je crois énormément au centre-ville, il faut faire son travail, ça repartira.
« C’est là que ça se passe et que ça va continuer à se passer »
La rue pavée des Halles regorge de bonnes adresses, la toute dernière a été ouverte en juin 2019. Au restaurant des Halles on travaille en famille et avec passion. A proximité se trouve la nouvelle place Campinchi et sa future halle et marchés, on flâne volontiers dans les parages.
Quel est le concept de la boutique ? Sébastien Ridolfi un restaurant de cuisine traditionnelle géré par mon frère Nicolas chef-cuisinier et moi-même œnologue. Nous ne cuisinons que des produits frais, il n’y a pas de congélateur. Et notre carte de vins change régulièrement.
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
S. R. On croit au centre-ville. C’est là que ça se passe et que ça va continuer à se passer. On est optimiste, on pense que les problèmes de parking vont s’arranger, que le centre-ville va continuer à se développer. Nous croyons que cette rue des halles va se dynamiser. La création de la place Campinchi est une très bonne chose qui va apporter calme et fraîcheur à ce centre-ville.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
S.R. Très positif si on arrive à régler ce problème de parking afin de permettre aux gens de se garer. On a des clients qui réservent et qui ne viennent pas car ils n’ont pas trouvé de place pour se garer.
"Le commerce se recentralise, c'est la tendance."
Le boulevard Roi Jérôme est un axe stratégique. A deux pas du port de commerce et du port de pêche Tino Rossi, il mène vers la place des palmiers et le coeur génois. Toujours passant, le boulevard est très fréquenté par les Ajacciens qui apprécient déjeuner aux terrasses des restaurants qui s’égrainent tout le long. Dans le courant du deuxième trimestre, la halle aux marchés de la place César Campinchi offrira un nouveau point d'attractivité. Anthony Faedda a ouvert sa brasserie au début du mois de juin 2019. C'est son premier hiver.
- Quel est le concept de la boutique ?
Anthony Faedda Il s'agit d'une brasserie qui sert les petits déjeuners puis le repas du midi. Notre clientèle est active et travaille dans les administrations alentours. Nous sommes ouverts du lundi au samedi. Nous espérons ouvrir également le dimanche quand la halle et marché sera terminée.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
Brasserie l’Avenue 13 boulevard Roi Jérôme
"L’idée était d’ouvrir dans un endroit commerçant et passant"
Jérôme Dupont a ouvert sa petite brocante Broc'Atipik le jour le plus long de l'année, le 21 juin 2019. Dans ce coin de la rue Fesch, il compte parmi les nouveaux commerçants qui redonnent du souffle au centre-ville même quand le soleil n'est pas au zénith
- Quel est le concept de la boutique ?
Jérôme Dupont C’est une brocante antiquité où vous pouvez retrouver des objets de curiosité, vintage et de collection. La boutique rassemble des tableaux, de la vaisselle, des figurines et des bibelots. C’est une vraie mine de trésors pour les amateurs de brocante.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
J.D. L’idée principale était d’ouvrir quelque chose dans un endroit commerçant et passant d’où l’emplacement dans la rue Fesch. Durant six années, j’ai tenu un stand aux puces puis j’ai décidé d’ouvrir ma boutique pour vivre de ma passion. J’ai toujours été attiré par le coté marchand aussi bien par l’achat que par la vente.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
J.D. L’avenir du centre-ville ne peut se concevoir sans la création de nouvelles places de stationnement. Mes clients ont du mal à rejoindre ma boutique car ils ne trouvent pas de place pour se garer. Je ne suis pas quelqu’un de pessimiste, je suis certain que la municipalité va trouver des solutions permettant de pallier à ce problème.
59 bis rue Cardinal Fesch
« Une nouvelle dynamique commerciale est en marche dans la rue Fesch, je suis très heureux d’y participer. »
Cette semaine on reste dans la rue Fesch, du côté de la Piazzetta. Un petit coin de rue qui s’égaye de plus en plus et où l’on rencontre des commerçants qui aiment leur ville quelque soit la saison. Eric Stegani a ouvert son Comptoir italien au plein cœur de l’été dernier.
- Quel est le concept de votre commerce ?
Eric Stegani C’est un traiteur-italien, cantine le midi. Le développement de ce concept est axé sur de « bons produits » avec une cuisine ouverte permettant le partage notamment avec le comptoir qui permet aux clients de manger ensemble, de se mélanger. Il y a également l’apéro le vendredi soir.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
E.S. La clientèle. J’ai choisi d’ouvrir dans la rue Fesch, car c’est une rue que j’aime et je crois fermement à son développement comparé à certaines personnes qui n’y croient plus. Depuis l’ouverture de notre commerce et de Broc’Atypik (à retrouver bientôt dans notre rubrique NDLR) la rue renaît et c’est un plaisir d’assister à cela. Une nouvelle dynamique commerciale est en marche dans la rue Fesch et je suis très heureux de participer à cela.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
Le Comptoir Italien 88 rue Cardinal Fesch
« J’habite en centre-ville et je veux le voir vivant »
Ça bouge rue Fesch du côté de la Piazzetta. De nouvelles boutiques, de nouveaux concepts, de nouvelles saveurs et des commerçants heureux de partager leur passion pour le goût des belles et bonnes choses. Le Storm a ouvert avec son nouveau concept de sushi-burrito à l’automne 2019, le 15 octobre précisément.
- Quel est le concept de la boutique ?
Vanessa Lami C’est un concept venu des Etats-Unis. C’est une fusion entre le Mexique et le Japon ce qui donne des sushis-burritos. J’ai adapté le concept à Ajaccio en créant des sushis cakes et des sushis donuts. C’est une forme de sushi revisité. On fait également de la cuisine mexicaine : nachos, burritos chauds.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
V.L J’habite en centre-ville et je veux le voir vivant. J’aime le cœur de ville et j’avais le souhait de dynamiser cette partie de la rue Fesch qui était en train de s’éteindre. D’autres commerces comme le Comptoir italien et Broc’atypik (à retrouver bientôt NDLR) se sont installés en même temps que moi. Cela a permis de donner un nouveau souffle à la rue Fesch.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
V.L. Je crois au développement du centre-ville, il est clair que la municipalité agit de manière active afin de faire vivre celui-ci. Elle réalise de beaux projets qui fonctionnent et qui plaisent à la population. Je pense notamment au marché de noël ou encore au shopping de nuit. Elle doit maintenir ses efforts en matière d’animations. Cependant, je suis parfois mitigée comme il y eu une migration de nombreux commerces vers la périphérie de la ville et les places de parking demeurent manquantes.
Le Storm 86 rue Cardinal Fesch
"Pour moi, c'était le centre-ville ou rien"
Des artisans, des commerces de proximité, des restaurants, des épiceries qui ont pignon sur rue depuis des décennies et de nouvelles adresses aussi, dans la rue Maréchal Ornano l'histoire d'Ajaccio se raconte et découvre encore. Le Petit Matieu a ouvert en mars 2019.
- Quel est le concept de la boutique ?
Matieu Gontier Ce sont des formules qui changent tous les jours du lundi au vendredi. Cela nous permet de travailler avec des produits frais, de saison et le soir il y a également la formule à partager. On ne travaille qu’avec des produits et la carte des vins évolue en fonction de ce que nous proposons à manger au restaurant.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
M.G. Pour moi, c’était une évidence. C’était le centre-ville ou rien.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
M.G. Plus de stationnement.
« Nous sommes installés en centre-ville pour être au plus proche de notre clientèle. »
La boutique A Manu fait partie des nouvelles et belles vitrines qui animent le cours Napoléon. Bastien Rebattel et Aurélia Alfonsi ont choisi l’artère principale du centre-ville d’Ajaccio pour développer leur marque.
Quel est le concept de la boutique ?
Bastien REBATTEL C’est une boutique d’artisanat corse. Nous créons nos propres produits. La boutique est composée d’une partie vente et d’une partie atelier création. On a démarré sur les réseaux sociaux, le marché de Noël, internet, puis nous nous sommes installés en centre-ville pour être au plus proche de notre clientèle ajaccienne.
Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
B.R Le centre-ville est, pour moi, l’endroit le plus propice pour s’installer en tant qu’artisan. En particulier dans le secteur de la vieille ville où l’on s’y sent comme dans un village. Pour un couple d’artisans ajacciens, on ne voyait pas d’autres alternatives que le centre-ville.
Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
B.R J’aimerais une piétonisation de la ville génoise avec une belle mise en valeur des monuments, des rues et des commerçants.
« La convivialité et le charme du centre-ville passe par la présence de commerces de proximité »
Le Comptoir de Mathilde, la boutique au parfum gourmand a éclos au printemps dernier à deux pas de La Poste sur le cours Napoléon. L’artère tracée par Napoléon, appelée tour à tour cours Sainte-Lucie puis cours Royal pour devenir simplement le « cours », fait l’objet d’un projet de rénovation. La façade urbaine de l’église Saint-Roch, son parvis et son environnement proche en donnent un premier aperçu.
- Quel est le concept de la boutique ?
Adrien Tedde Epicerie fine et chocolaterie sur lesquels nous promouvons des produits sans OGM, sans huile de palme, de fabrication artisanale. Il y a un côté sucré et un coté salé. On part des pâtes à tartiner jusqu’aux babas au rhum en passant par le chocolat mais aussi des produits apéritifs avec des tartinables jusqu’aux huiles d’olives, vinaigres et condiments.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
A.T. Je suis amoureux de ma ville, issu d’une famille ajaccienne et je crois profondément au renouveau du centre ville et aux projets qui sont mis en place par la mairie.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son devenir ?
A.T. Le centre-ville doit retrouver sa convivialité et son charme d’antan. Pour moi, ça passe par la présence de commerces de proximité et bien entendu un dynamisme commercial.
15 cours Napoléon
"Je n'imaginais pas ouvrir mon salon ailleurs qu'en centre-ville"
Rue des Trois Marie, des enseignes historiques, de nouvelles boutiques et une ambiance familiale et conviviale. Chloris cosmétique capillaire a ouvert en juillet 2019 pour se faire une remise en beauté.
- Quel est le concept de la boutique ?
Laetitia Leclerc C’est une boutique atelier. Le but est de promouvoir notre gamme de cosmétiques végétale à l’identité corse avec une huile essentielle insulaire : l’immortelle. L’atelier permet lui de développer la coloration végétale, les soins et l’analyse au microscope. C’est donc un espace bien-être autour du soin capillaire.
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
L. L. Je pense que le point fort en termes de développement du centre-ville est la volonté des commerçants de rechercher l’amélioration continue de celui-ci. Le point faible demeure les problèmes de circulation et de parking.
3 rue des Trois Marie
« Etre un commerçant à part entière et participer à la dynamisation du centre-ville »
C’est dans la rue Emmanuel Arène que la boutique Corsica Luxury a choisi d’ouvrir ses portes en août dernier. Les Ajacciens aiment ce coin de ville où de belles vitrines se trouvent à proximité de centres d’intérêts culturels et historiques.
- Quel est le concept de la boutique ?
Raphaël Morandini C’est une boutique de dépôt-vente, mais nous faisons également du neuf. Nous vendons des articles pour hommes et femmes de différentes catégories (sacs, porte-monnaie, porte-cartes, écharpes, trousses de toilette, ceintures). Une multitude de marques de luxe sont présentes chez Corsica Luxury : Louis-Vuitton, Chanel, Hermès, Prada, … On est situé 6 Emmanuel Arène jusqu’au 15 Janvier puis nous retournons au 57 Rue Fesch dans notre ancienne boutique après cette date. Nous disposons également d’un site internet : corsica-luxury.fr
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussés à ouvrir en centre-ville ?
R.M. Une volonté de rencontrer nos clients et de pouvoir les conseiller de manière directe et efficace. Etre un commerçant à part entière et participer à la dynamisation du centre-ville est très important. Nous souhaitions également éviter à ceux-ci d’aller acheter sur internet ou en périphérie de la ville.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
R.M. J’y crois même si beaucoup de personnes se plaignent car il y a de moins en moins de place de stationnement. Régler ce problème ne pourrait qu’augmenter le développement de ce centre-ville.
6 rue Emmanuel Arène jusqu’au 15 Janvier, puis au 57 rue Fesch
"Il y a du renouveau"
La rue des Trois Marie, entre le cours Napoléon et la rue Fesch, une rue étroite et atypique bordée de part et d’autres de commerces très tendance. Depuis peu, Mille et une saveurs sauvages propose une cuisine travaillée à base de produits bio et locaux pour favoriser le commerce de proximité.
- Quel est le concept de la boutique ?
Valérie Caussut C’est un espace traiteur : végétarien, vegan, sans gluten. La viande, le poisson, les fruits de mer, les produits laitiers, les œufs et le miel sont exclus. Je travaille uniquement avec des produits biologiques et locaux. Je suis d’ailleurs à la recherche de producteurs locaux qui me fourniraient en fruits et légumes de saison.
" Je suis à la recherche de producteurs locaux qui me fourniraient en fruits et légumes de saison."
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
V.C. Ce local s’est proposé à moi, je me suis projetée tout de suite. J’ai trouvé que la rue était très agréable et calme. Je ne suis pas d’Ajaccio. Je suis arrivée ici il y a 6 mois pour suivre mon compagnon.
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
V.C. J’ai confiance. Il peut y avoir un renouveau. Les clients peuvent redescendre de la périphérie pour le centre-ville. Il y a des améliorations à fournir notamment en termes de parking.
Mille et une saveurs sauvages 3 rue des Trois Marie
"Un endroit à fort potentiel."
Prova est un restaurant dans l'esprit brasserie qui a dressé ses premières tables en juin dernier dans un décor signé par une jeune architecte d'intérieur. Quasiment face à la nouvelle halle aux marchés qui ouvrira dans le courant du premier trimestre 2020, le restaurant compte parmi les adresses qui animent le boulevard Roi Jérôme. Là où accostaient jadis les navires, les pointus des pêcheurs et les corailleurs.
Ghjuvanni Colonna C’est un concept simple. Le midi plutôt brasserie traditionnelle avec une carte qui change régulièrement et le soir c’est des tapas type plats à partager. On essaye de se différencier des autres restaurants avec des risottos, planches de charcuteries, tataki de la mer, des burratas…
- Quelle sont les raisons qui vous ont poussées à ouvrir en centre-ville ?
- Comment voyez-vous le développement du centre-ville, son avenir ?
G.C Je suis assez optimiste, n’ayant jamais vécu ce qu’ont vécu mes collègues restaurateurs en termes de gènes occasionnées par les travaux. Je constate que les Ajacciens ont tendance à prendre la voiture très régulièrement c’est pourquoi ce problème de parking perdure. Je pense qu’un centre-ville ne peut mourir surtout à Ajaccio où nous avons la chance d’avoir des commerces diversifiés et de qualité.
A Prova 13 boulevard du roi Jérôme
LA VILLE QUI BOUGE
l’artisanat d’art, un potentiel important de développement.
Les résultats d'une enquête destinée à dresser un état des lieux du commerce en centre-ville commandée par la Ville d'Ajaccio à l'UMR Lisa de Corte* réalisée en 2017 révèle une forte attente exprimée par les consommateurs en matière de présence de l’artisanat d’art en centre-ville. Selon elle, 66% des résidents (habitants+usagers réguliers du centre-ville) et 65% des touristes, sont en attente d’une offre commerciale mettant plus grandement en valeur les productions locales et notamment artisanales. Pour le centre-ville d’Ajaccio, l’artisanat d’art constitue un potentiel important de développement. D’une part au vu du nombre d’artisans implantés sur le territoire de la Communauté d’agglomération du Pays ajaccien (Capa) et au-delà au niveau régional qui recherchent une vitrine commerciale dans un périmètre fortement fréquentée (centre-ville d’Ajaccio). D’autre part, au regard de la faible représentation aujourd’hui des artisans d’art en centre-ville (5/6 maxi).
Retour « global » des usagers
L’Université de Corse au regard des conclusions de cette étude préconise de développer de nouveaux équipements culturels permettant de répondre aux attentes des touristes (pendant la période estivale), mais également à celles des résidents. Sur le plan du commerce, elle suggère également une adaptation des horaires aux besoins des consommateurs (saisonnalité), l’amélioration du conseil, le développement d’une identité à travers la mise en valeur de l’artisanat et, tout au long de l’année, le développement des animations. Ces propositions ont été très favorablement accueillies par les commerçants qui ont particulièrement apprécié d’avoir un retour « global » émanant des usagers.
Des artisans au Carré d'artRéunir des créateurs au sein d'un même espace est l'idée d'origine de trois artisans pour promouvoir l'artisanat local. Le concept de boutique éphémère s’est imposé rapidement. La création de l’association « Métiers d’art de Corse » a permis de concrétiser le projet à travers l'ouverture d'u Carré d'Art en juillet 2019. Les résultats du premier sont assez satisfaisants. Neuf artisans ont pu vendre leur production dans la boutique située, rue Zevaco Maire, au coeur de la vielle ville. Les visiteurs ont, quant à eux, manifesté un réel enthousiasme, la découverte de créateurs locaux ainsi que leur présence dans l’espace de vente aura été un réel atout. Au final, plus de 300 objets ont été vendus, au-delà de l’aspect commercial, une plus grande visibilité a été offerte aux artisans. L’expérience devrait être renouvelée à compter d’avril prochain. Géré par la SPL M3E dont la mission est la gestion de l'immobilier d'entreprise en pays ajaccien, le Carré d'Art est un espace de 100 m² en coeur de ville. Du mois d'octobre au mois d'avril, la boutique est proposée à la location ponctuelle. 50% du montant du loyer est pris en charge par la Ville d'Ajaccio. Le temps de plusieurs jours ou quelques semaines il peut accueillir des showrooms, des expositions, des ateliers de fabrication ou de démonstrations de productions artisanales dans le cadre de la politique d'animation économique et commerciale portée par la Ville d'Ajaccio et en partie mise en oeuvre par la M3E. Tarif et réservation : contact@m3e.corsica / 04 95 10 15 25 |
3 questions à...
Jean-Yves Mouillevois, président de l’association « carré d’art »
- Comment est née la boutique « Carré d’Art » ?
Jean-Yves Mouillevois : En étant présent sur les foires de l'île, j'ai fait la connaissance de Marie-Christine Marovelli, bijoutière de verre au chalumeau et de Magali Isoni qui est céramiste. Nous sommes tous trois des artisans d’art. Nous avons sympathisé et avons eu l'idée de tenter d'ouvrir une boutique éphémère à Ajaccio. Cependant, nous ne trouvions pas de locaux pour un projet si court et les tarifs étaient trop élevés pour la location d'un local à l'année. Nous avons alors eu l'idée de nous associer avec d'autres artisans d'art pour partager le coût de la location et avons pu réunir neuf autres partenaires. Pour une première expérience, personne n'était vraiment partant pour une longue durée, le coût de revient étant trop important. Nous nous sommes alors rapprocher de la mairie d'Ajaccio pour solliciter leur aide et nous avons été entendus.
" Nous avons de nouvelles idées et nous comptons fédérer de nouveaux artisans d'art."
- Quel bilan après cette première expérience ?
J-Y. M. : Nous avons été surpris que cela fonctionne, ce n'était pas gagné et, à vrai dire, je pensais que cela n'allait pas marcher, le principal problème pour nous était de rester ouvert tous les jours. Les artisans d'art sont généralement habitués à travailler dans leurs ateliers, ils sont indépendants. Dans notre cas il fallait "monter" des permanences et surtout faire connaitre le travail des autres artisans présents dans la boutique, savoir valoriser et vendre d'autres produits que les siens. Cela a fonctionné et il y a eu une bonne entente entre nous tous.
- Comment envisagez-vous l’avenir désormais ?
J-Y. M. : Nous sommes prêts à repartir sur un principe similaire, nous avons de nouvelles idées et cette expérience nous a encouragée à poursuivre, nous comptons aussi fédérer de nouveaux artisans d'art. En revanche, nous n'envisageons pas de tenir une boutique à l'année, ça limiterait notre champ d'investigation et freinerait notre créativité.